11 mars 2025

Robert WOJCIECHOWSKI


Des collaborations entre experts en écologie, ingénieurs agricoles et spécialistes des technologies de l'information peuvent conduire à des approches plus holistiques pour la contention et ou protection du bétail, combinant des connaissances sur le comportement du bétail, des prédateurs tout en s'appuyant sur des solutions technologiques.

E.CLOS Blog dédié aux problématiques et technologies liées aux équipements de clôtures 

..."Un spécialiste français (R. Wojciechowski) est à l’origine d’une grande base de données sur le matériel de clôture disponible.

 Actuellement, il est en contact avec des biologistes et experts étrangers afin de réfléchir à l’utilisation des flashing lights contre les prédateurs comme l’ours. Il collabore notamment avec Craig Greenwood du programme canadien « Attention : Ours » (Bear Wise). Afin de mettre en œuvre ce haut niveau de technicité, des échanges d’expériences et de nombreuses expérimentations en terrains très fréquentés par l’ours sont nécessaires. 

Robert Wojciechowski, paysagiste, étudie les équipements de clôtures. 

     Le CIHEAM qui a hébergé PASSAGES

Associé au programme PASSAGES, (Programme d’Action et de Sensibilisation à l’Aménagement et la Gestion des Equipements et des Sites) en recherche action, au Centre International des Hautes Etudes Agronomiques de Montpellier, il a référencé l’ensemble des matériels et outils disponibles sur le marché en une base de données : www.cyberpassages.org.

"Cet outil ressources (matériels et équipements) est actuellement non disponible."rw

En constante recherche, il élargit son terrain d’action en proposant de partager ses expériences. Contact avec Craig Greenwood à la base du programme « Attention Ours en Ontario, appui de la structure du World Society for the Protection of Animals, contact avec Adrian Treves afin de réfléchir à l’utilisation des flashing lights, Chrysotf Angst du programme KORA Suisse et Javier Forcada pour la mission environnement en Navarre Espagnole. 

Il est auteur de réflexions sur l’utilisation des parcs de protection, sur l’utilisation des équipements de clôtures et ses idées sont reprises sur de nombreux sites web et dans la presse spécialisée.

R W a installé les premiers parcs de protection dans les zones fréquentées par l’ours brun en France et Espagne. Son champ d’action est vaste : pionnier des systèmes de protection mais aussi de contention, il adapte la technique des fils tendus aux zones de montagne, et développe les clôtures électriques sur fibre de verre déposables. Ses usages sont multiples et adaptés aux nombreuses espèces : cervidés, sangliers, ours ; loups, lynx mais aussi campagnols voir panthères, éléphants…sans oubliés l’ensemble des animaux domestiques.

L’approche entend l’utilisation des systèmes de clôtures en postes fixes sur l’exploitation agricole ou en mode temporaire, pour les zones d’estive par exemple.

  Multiplicité des matériels de clôture constituant de la clôture

Ses actions marient technicité mais aussi respect du multiusage de l’espace et intégration paysagère. En intégrant l’ensemble des partenaires dans la démarche, financiers, administrations, utilisateurs et autres usagers de l’espace, il forme les agents de l’Etat et les utilisateurs à la pose et entretien des parcs de protection et (ou) de contention afin que chacun prenne possession de l’équipement.

Suite à une intervention au museum des sciences naturelles d'Angers, une présentation  de Farid Benhammou.

notes :

"Passages (Programme d’Action et de Sensibilisation à l’Aménagement et la Gestion des Equipements et des Sites) a été l'aventure pour un multiusage de l'espace rural avec le développement d'équipements pastoraux pour des innovations non seulement techniques mais aussi sociales : ce fut un instant de questionnements vis à vis des  implantations de clôtures, associées aux franchissements dans la gestion des ressources pastorales...1980 a été un début d'une période riche en conception et introduction de nouveaux matériels nouveaux.  J'ai personnellement collaboré avec cette structure, avec entre autres, le développement de la vitrine de Montpellier qui a été le berceau des bases de données MATériels  (+ de 5 500 MAT référencés) et EQUIPements (+de 150 équipements mis à disposition et reproduits sur le terrain de l'IAM Montpellier, puis sur d'autres vitrines inscrites au coeur d'établissements d'enseignements agricoles. Il reste un guide de bonnes pratiques consultable sur internet, il est repris à partir de nombreuses instances visible ici sur : https://www.gdshautsdefrance.fr/?p=5981"   rw

"Poser des clôtures pour mieux ouvrir l'espace" rw


04/21 - 03/25


09 février 2025

DIABLE ETHIQUE

 Diable - Éthique en 2025

"Parce qu’au fond, le diabète, ce n’est pas une limite.
C’est juste un autre rythme, un tempo intérieur.
Et j’ai choisi d’en faire une musique."

Flacon d’insuline produite par les laboratoires Connaught en novembre 1923. © University of Toronto Library.

En grec ancien, diabêtès signifie “siphon” un passer à travers. Les fluides s’écoulent, le corps laisse filer ce qu’il devrait garder. Belle métaphore, non ?Avant 1921, c’était une tragédie grecque à part entière : sans insuline, un diabète de type 1, c’était une mort annoncée, les parents privaient leurs enfants de sucre pour grappiller quelques semaines de survie… mais la fin était inévitable.

 
            T SLIM                                              Dexcom

Un siècle plus tard, on a l’insuline, les capteurs, les pompes, les boucles, les applis…Mais il reste un fléau bien plus coriace que l’hyperglycémie : l’ignorance ambiante. Les perles de l’ignorance , elles parlent de nous, de vous , super! Ah, les grandes questions philosophiques que tout·e diabétique a entendues au moins cinquante fois :

« Tu prends pas  du sucre dans le café...ah! pardon j'oubliais... !!! ? » mon regard est évasif, ma justification en boucle, et mes excuses font le tour du monde… mais mon pancréas, est en rébellion.

« C’est parce que t’as trop mangé de sucreries enfant ? » Non, c’est parce que mon pancréas s’est syndiqué, a fait grève… et n’est jamais revenu de la manif.

« on m'a dit que ça peut se soigner avec de l’homéopathie, du jus de carotte ou des prières, ? » j’ai déjà consulté des thérapeutes, des magnétiseurs et même Google… mais ça n’a rien donné...j'ai quand même retenu qu'il fallait se soigner avant!!! 

« C’est contagieux ? » rassure-toi. j'ai un diabète spécial, plutôt du genre discret et solitaire.

« Ah bon, t’as pas l’air malade ! »Oui, incroyable. On peut être malade et bien coiffé, apparemment.

« Moi, je pourrais pas vivre avec ça ! » Tu serais surpris de voir combien on improvise, on peut rire, pleurer et pédaler malgré tout.

« T’as pas essayé les plantes ? »  Oh, Oui, et ça a fonctionné… pour calmer mes nerfs, pas pour l’insuline.

« Mon grand-père a guéri son diabète en arrêtant le sucre ! » Génial ! Et moi, j’ai arrêté d’écouter les experts et les "théraputes"...

On rit, parce qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer. Mais derrière ces perles se cache un vrai malaise collectif : la peur du corps qui ne marche pas “comme prévu”. Le refus d’accepter qu’on puisse être différent sans être coupable. Un diabétique, c’est un peu le miroir de ce que notre société déteste voir : le non-contrôle, la vulnérabilité, la réalité biologique. Et dans une époque qui prêche le “bien-être” comme une religion, ça dérange.

On aime croire que tout se règle avec un peu de volonté, de yoga et de curcuma. Alors, quand quelqu’un dit : “Moi, je fais attention, ça ne m’arrivera pas.”ce n’est pas de la confiance, c’est une prière. Une manière de dire : “Je suis du bon côté.” Mais la vérité, c’est que la maladie n’a pas de côté. Et que l’ignorance, elle, est souvent plus dangereuse que le sucre. 

Pourquoi ça énerve et pourquoi on reste polis, quand même

Le diabète, c’est invisible. Pas de plâtre, pas de béquilles, pas de lunettes noires, pas d’auréole lumineuse au-dessus de la tête. Rien qui dise “attention, organisme en maintenance”. Alors, pour beaucoup, si ça ne se voit pas, c’est que ça n’existe pas. Et quand ça existe, c’est “forcément de ta faute”. La société adore les coupables,  ça rassure.

Et la science ? Trop compliquée. Expliquer la différence entre type 1 et type 2, c’est comme essayer d’expliquer la mécanique quantique à un poisson rouge sous caféine.

Résultat : on devient prof de SVT malgré soi, pédagogue de salon, éducateur improvisé. Et même si on garde le sourire, parfois, franchement… on rêve d’un mode “muet” pour conversations inutiles.

Guide de survie ou comment rire au lieu de mordre

Le diabète de type 1, c’est une maladie auto-immune, levez les yeux, mon corps attaque les cellules qui produisent l’insuline et ce n’est pas à cause des bonbons, par contre je calcule tout ce que je mange sans avoir besoin de conseil nutritionnel... Réservé à ceux qui écoutent, donc, disons, 0,3 % de la population.

Le vrai problème et ce n’est pas vous, l’ignorance n’est pas toujours de la méchanceté. Souvent, c’est juste un trou dans la transmission. Le diabète, on en parle peu, ou mal : entre l’image du “gros gourmand” et celle du “robot à pompe”, il reste peu de place pour la réalité. La société adore les solutions simples : “Mange moins, bouge plus.” Merci, Docteur Internet.

Et pourtant, derrière chaque diabétique, il y a un être humain qui calcule, ajuste, anticipe, survit, tout en souriant à ceux qui pensent qu’un peu de miel pourrait “remplacer le sucre , voir l’insuline parce que c’est naturel”. Oui, c’est usant. Usant d’expliquer. Usant de sourire à des âneries. Usant de devoir justifier sa propre biologie à des gens qui n’ont jamais ouvert un manuel de SVT. Mais voilà la vérité vraie, crue et sans sucre ajouté : le monde est plein de gens qui parlent sans savoir, et vous, vous avancez avec lucidité, humour et courage.

Alors, la prochaine fois qu’on vous sort :“T’as essayé le jeûne ?” Souvenez-vous : vous n’avez pas à vous justifier, ni à sourire si vous n’en avez pas envie. Vous avez le droit de lever les yeux au ciel, de rire, de vous taire...Et puis allez…

Moi, DDT1, je gonfle les pneus, les poumons, et j’éclate les kilomètres. Qu’ils comptent leurs sucres, moi je compte mes tours de roues. Je trace, capteurs branchés, sourire en coin, glycémie en freestyle. Qu’ils continuent à croire que le diabète, c’est une faiblesse, moi, j’en ai fait un moteur. À force de se piquer, on finit par s’aiguiser. Et moi, je pique encore… mais cette fois, c’est la vie.

Le monde peut bien parler, moi, je pédale, et à chaque coup de pédale, j’éclate un cliché, et quand je m’arrête, je prends le temps de respirer, j'écris sur la vie, l’espace, les rencontres. Je transforme les soirs en beaux textes, pour les partager, pour que l’ironie devienne tendresse, et que la fatigue se change en lumière. Parce qu’au fond, le diabète, ce n’est pas une limite, C’est juste un autre rythme, un tempo intérieur, et moi, j’ai choisi d’en faire une musique.


"Le diabète, ce n’est pas une limite, c’est un autre rythme. Et j’ai choisi d’en faire une musique."

En grec ancien, diabêtès signifie "siphon" : les fluides s’écoulent, le corps laisse filer ce qu’il devrait garder. Poétique, non ? Avant 1921, c’était une tragédie : sans insuline, le diabète de type 1 était une condamnation à mort. Les parents privaient leurs enfants de sucre pour gagner quelques semaines. En bref : ça finissait mal.

Le diabète n’est pas une tragédie spectaculaire, c’est un siphon discret, un corps qui laisse filer ce qu’il devrait garder et qui, malgré tout, apprend à danser avec ses propres fuites. 

Avant l’insuline, c’était un adieu sans retour ; aujourd’hui, j’ai des capteurs collés sur la peau, une pompe qui ronronne, et une armée de chiffres qui prétend m’apporter la sérénité à coups de bips. On me parle encore de miel, de prières, de jus miracles et de recettes naturelles, comme si mon pancréas attendait simplement une bonne intention pour reprendre le travail. 

J’ai tout entendu : les conseils de comptoir, les prophètes de Google, les experts autoproclamés qui savent toujours mieux que mon propre corps. Pendant ce temps, la réalité continue son jazz instable, ses courbes imprévisibles, et moi je deviens funambule, équilibriste des glycémies, comptable de glucides, chef d’orchestre d’une biologie qui n’en fait qu’à sa tête. 

Invisible, ce combat ; pas de plâtre, pas de cicatrice héroïque, juste cette phrase : « Mais t’as pas l’air malade. » Non, en effet, j’ai simplement l’air de quelqu’un qui tient en équilibre sur un fil tendu entre deux hypoglycémies. Chaque alarme est une note, chaque bolus un solo improvisé, chaque nuit un rappel que le corps est une machine capricieuse qui exige une attention constante et un humour bien placé. 

Le diabète n’est pas une fin, c’est une autre partition, exigeante, parfois dissonante, mais jouable, et tant que je tiens le fil, tant que je garde le rythme, la musique continue.

02 août 2023

TIMOTHY

Qui a tué Timothy Treadwell? Et pourquoi est-il mort?

Parti comme toujours dans cette vallée du Katmai National Park and Preserve en Alaska, au milieu du monde des Grizzlys, dans leur labyrinthe...et ce depuis 13 années...

« Je suis la seule protection pour ces animaux ici », explique Timothy Treadwell dans l’une des vidéos prises pendant ses expéditions dans la nature sauvage. Au centre du documentaire Grizzly Man, réalisé par Werner Herzog en 2005, cet intrépide, a dédié une partie de sa vie aux ours…

Jusqu’à ce que l’un de ces animaux ne le tue, lui et sa petite amie, en 2003.

  Né en 1957 sous le nom de Tim Dexter, Timothy Treadwell a grandi dans le New Jersey. Après le lycée, il déménage en Californie où il jongle entre des emplois de barman et de serveur. C’est là que débute son addiction à l’alcool et à la drogue, jusqu’à une overdose de cocaïne et d'héroïne en 1980 qui l’amènera, à la sortie de l’hôpital, à se réinventer. Direction le parc de national de Katmai en Alaska, où il s’essaie avec difficulté au camping, arrivant à peine à planter sa tente. Ses premières tentatives d’approche avec les ours tournent court : sans eau, et après avoir vu son campement attaqué, il est secouru par une équipe du National Geographic. Mais au fur et à mesure, l’homme est plus téméraire, au point d’agacer le personnel du parc par son manque de précautions (pas de protection en cas d’attaque).

Timothy Treadwell aime s’inventer des vies, tantôt Australien, tantôt jeune Anglais ayant grandi dans un orphelinat. Avec ses cheveux blonds peroxydés et son look de surfeur, il est à la fois une figure attachante et risible, comme le montre très bien le documentaire de Werner Herzog. 

Persuadé d’avoir une connexion particulière avec les grizzlis, il n’hésite pas à les toucher, à leur donner des surnoms (Cupcake, Mr Chocolate) ou à leur faire des grandes déclarations d’amour. Un lien qui était réel, soulignait le journaliste Ned Zeman dans un article pour Vanity Fair, se souvenant d’une scène où certaines mères ours déposaient leurs petits à ses pieds. Impliqué dans la défense des animaux, Timothy Treadwell fonde l’association Grizzly People, qui compte au rang de ses fans des célébrités comme Leonardo DiCaprio ou Pierce Brosnan. Il collabore avec la télévision, entre documentaires et apparitions dans des talk-shows, animé par un désir d’être reconnu. Une passion renforcée par sa rencontre avec Amie Huguenard, assistante médicale, qui l’a rejoint dans ses aventures après avoir lu son livre Among Grizzlies

À l’été 2003, le couple s’aventure vers Kaflia Bay, lieu hostile où les ours sont peu habitués à une présence humaine. Mi-août, il fait état dans son journal du comportement agité des animaux, n’ayant de cesse de s’attaquer entre eux : « Beaucoup de danger pour moi. Je me sens paranoïaque, mais à juste titre ». Et pour cause, la saison de la chasse approchant, les ours sont alors davantage sur leurs gardes, d’autant plus que le tandem a installé ses tentes non loin de leur lieu d'approvisionnement. Le 6 octobre, les reste des corps de Timothy Treadwell et Amie Huguenard sont retrouvés à leur campement, ainsi qu’un enregistrement audio de six minutes de l’attaque. Un type de tragédie très rare : en 85 ans, aucun humain n’avait été tué par un ours dans le parc. Pour le cinéaste Werner Herzog, le comportement de l’Américain était prémédité : « Il y avait quelque chose de suicidaire chez lui. Il parle souvent dans les enregistrements, dans les lettres ou ses journaux, du fait qu’il voudrait mourir au cours d’un combat avec un ours. Dans le cas de sa rencontre avec l’animal qui l’a tué, je pense que celui-ci l’a vu comme un ours rival, parce que les grizzlis attaquent rarement les humains, mais ils se tuent entre eux, ce sont des cannibales ».

Article Vanity Fair

Dans Grizzly Man, le plus grand apport fictionnel se trouve dans l’être concerné par le film : Treadwell, car celui-ci est un cinéaste, et c’est ainsi que Herzog le présente lorsqu’il nous montre les prises filmées par l’écologiste dans leur quasi-entièreté. Avec Timothy Treadwell, Herzog dépeint celui qui s’est créé un personnage d’écologiste, personnage que lui-même surnomme le Kind Warrior. On le voit refaire des prises, reprendre ses monologues ou simplement faire plusieurs plans de lui descendant une pente, toujours habillé différemment. Il mettait en scène sa vie dans la nature sauvage, allant même jusqu’à ne montrer qu’à deux reprises seulement la personne avec qui il a passé son dernier été dans la réserve, Amy Huguenard, pour renforcer cette image de l’homme solitaire contre ou au coeur de la nature. 

C’est si beau la nature. Il n’y a que ça de vrai, pas vrai ? 

Nous avons partagé, quelque peu échangé, amoureux du monde sauvage, en recherche de la découverte de nos "frères" que nous voulions égaux... Surpris de l'entendre lui, qui se vante de son campement sans aucune protection... J'ai découvert le livre avant de le comprendre dans cet univers que peu de personnes partagent! 

Le pilote qui devait rejoindre Amy et Tim  s'est sauvé devant les dents du grizzly... eux ont été retrouvés, déchiquetés. La caméra de Tim a enregistré la bande son... fin d'une ballade dans la Nature, si belle, si cruelle. Tim , frère des ours? 


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  • rw 06/23 - 04/25















  • 01 août 2023

    Consultant PASSAGES

     

    Participer à une recherche action, PASSAGES


    L'IAM Montpellier à la base, établissement consacré au développement de l'agriculture, de la pêche et des systèmes alimentaires durables et à l'inclusion des territoires ruraux et côtiers en Méditerranée et qui accueillera la vitrine PASSAGES sur ... 6 hectares.

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    Lorsqu'un mouton effrayé apparaît soudainement sur votre chemin alors que vous dévalez une route de campagne, vous vous rendez compte de l'importance de garder le bétail enfermé...

    Avec le meilleur, les meilleurs souvenirs partagés, techniques échangées et sourires complices ! Fergus Watts, Nicolas Thillaye du Boullay, Jimmy Howard, Jolyon Fillingham, Daniel Zyngier, John Bailey, l'équipe PASSAGES, Jean STROHL, visionnaire, Catherine et Nabila, les fabricants distributeurs, complices,  Alliance Pastorale, Cyclone France, Gallagher, Adic, Herbin, Creb, Lacme, Rellé, Copel, Horizont, La Sanglière, Fi-Shock... les électrons libres, les nombreuses personnes oubliées (mais rajoutées au fil du temps), et tout ceux qui ont alimenté une vision différente de la clôture et qui ont osé franchir le passage. 

    PASSAGES et la Cellule Aménagement et Evaluation, animé par Jean Strohl sur le site de l'institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier IAMM depuis 1987, site dépendant du Centre International des Hautes Etudes Agricoles Méditerranéennes CIHEAM.

    "Rapprocher les peuples et les idées, répondre aux enjeux de l’alimentation et du développement rural et côtier par delà les conditions politiques, économiques, sociétales ou environnementales.

    C’est l’ambition qui a amené 13 pays du pourtour méditerranéen à créer le CIHEAM et ses 4 instituts agronomiques méditerranéens, à partir de 1962."

    PASSAGES : Programme d’Action et de Sensibilisation à l’Aménagement et la Gestion des Equipements et des Sites

        Visite sur le site

    Passages a été l'aventure pour un multiusage de l'espace rural avec le développement d'équipements pastoraux pour des innovations non seulement techniques mais aussi sociales : ce fut un instant de questionnements vis à vis des  implantations de clôtures, associées aux franchissements dans la gestion des ressources pastorales...1980 a été un début d'une période riche en conception et introduction de nouveaux matériels nouveaux. 

    Les actions du SIME et du CERPAM ont particulièrement éveillés de futurs utilisateurs et les fabricants distributeurs de produits ont réagi en développant leurs catalogues.


    1987 a été le début d'une réflexion sur les clôtures, entre solutions techniques proposées et diversité des besoins.

    Ce fut un espace de rencontres entre éleveurs, forestiers, techniciens, chasseurs, pêcheurs, agriculteurs, professionnels issus de la recherche, des administrations, bref de ceux qui étaient en charge de l'entretien, de ceux qui en vivaient, de ceux qui étaient de "passage" , de ceux qui se revendiquaient comme usagers...

     

        Cité de l'Agriculture

     Sur 6 hectares, PASSAGES présente alors une vitrine , une collection d'équipements et de matériels dédiés à la clôture mais nouveau aussi une introduction au multiusage de l'espace rural. 

    Nombre de matériels étaient reconnus comme nouveaux, voir inconnus et apportaient une réflexion  sur l'innovation technique comme équipements, mais aussi un questionnement  sociétal en incorporant la notion du multiusage. 

    1996 a été l'occasion de réunir les acteurs de terrain et de partager sur la cohérence des équipements, sur cette nouvelle vision de l'espace abordée non plus sur la base des unités  cadastrales mais revu suivant une ressource pastorale. Il n'est plus fait état de la zone méditerranéenne mais d'une vision globale de l'hexagone : avec les vitrines relais, souvent au sein des LEGTA Vosges, région Centre, Aveyron, Rhône Alpes, Isère, Pyrénées.  Ces actions se développent aussi en estives. Les Fabricants Distributeurs de matériel de clôture, qui se tenaient à l'écart mais curieux, entrent dans le cercle et proposent de réfléchir à l'adaptation de leurs produits!  

    Partant de la notion multiusage de l'espace, se sont associés alors revendeurs, fabricants, éleveurs et usagers de l'espace.

    Souffrant de références techniques, les affirmations deviennent souvent des arguments scientifiques.

    Structurer cette réflexion et le besoin de références conduit à la mise en place de réseau d'exploitations. Sur celles ci les éleveurs ont opté pour une conduite principale du pâturage, tout en recherchant des équipements facilitant le travail, et abordables économiquement, dans une organisation territoriale en réponse à une demande alimentaire de la population.


    Bon nombre d'éleveurs se retrouvent au sein d'associations, se retrouvent, expérimentent, innovent et proposent des solutions adaptées. Pour exemple Innov'action Pastorale et les notions du technopâturage "emprunté" aux Néo Zélandais.

    1997 : PASSAGES propose de devenir l'interlocuteur du questionnement du multiusage mais aussi de la dimension légale des clôtures, du recensement du matériel proposé, voir de la mise en place de protocoles de mises en situation sur des équipements, des démarches de normalisation de tests avec création d'un "laboratoire" dédié. Un vaste programme demandant des compétences et un budget conséquent.

        REPORTERRE

    Penser pour demain

    • Raisonner la collection de matériels sur site
    • Création d'une base de données concernant l'ensemble des matériels mis sur le marché en France, avec informations pratiques, techniques, économiques et d'appropriation sur site... malgré l'hétérogénité des descriptifs issus des catalogues ... une première approche d'homogénéisation de la saisie en lien l'APAVE, le LCIE. 
    • Revisite des équipements en diffusant une base de données équipements. Equipement proposé sur site et construit à partir de la base de données Matériels.
    • Mise en place de vitrines relais, présentation remarquable et raisonnée et adaptée au site. 
    •  Introduire une réflexion sur le multiusage avec des projets de terrain... en multipartenariat et non en dualité entre le monde agricole et le "monde" qui fréquente ces espaces.
    • Impulser, un mot souvent employer pour initier une évolution du code rural, de la propriété, de l'usage du foncier... ... impulser car, en dehors des compétences de PASSAGES.
    La vitrine de Montpellier a été le berceau des bases de données MATériels  (+ de 5 500 MAT référencés) et EQUIPements (+de 150 équipements mis à disposition et reproduits sur le terrain de l'IAM Montpellier.

    PASSAGES a induit la normalisation du matériel. 

    Le "LABO" a permis de comprendre le fonctionnement des électrificateurs et ouvert la porte sur des tests pour utilisateurs. 

    PASSAGES a été dans les années 2 000, un échange d'informations et un début de construction de formations sur les équipements pastoraux.

    PASSAGES et son site cyberpassages.org a vulgarisé l' information sur les clôtures et le multiusage de l’espace rural, porte entrouverte à la formation.


      Si bon nombre d'ingénieurs, stagiaires, se sont succédés, les principaux poseurs de clôture de l'époque ont démontré leur technicité en posant sur le site de l'IAM M. 

    Mon travail outre la pose de vitrines a été de référencer avec l'appui d'une équipe d'informaticiens les bases de données. 

    En apprenant les MATériels et EQUIPements, j'ai pu ainsi contribuer aux relations de travail avec les différents partenaires, et me lier à ce vaste programme.

    Retour sur ces bases de données : un dictionnaire encyclopédique illustré et commenté ouvert sur le monde de la clôture, une possibilité de visualiser un équipement adapté à une situation pour un site donné avec un ensemble de problématique... dont les prédateurs... mais pas que!!!!!!! 

        AGRIDEA

    2023 : il ne reste "que" le guide de bonnes pratiques conçu pour favoriser la mise en oeuvre de clôtures électriques en assurant la sécurité des personnes et dans le respect des différents usages de l’espace rural. 

    https://agriculture.gouv.fr/sites/default/files/documents/pdf/guideElectrifWEBopt-2.pdf

    Ce guide s’adresse aux professionnels et utilisateurs se lançant dans un projet de clôture électrique ou voulant optimiser et sécuriser une installation existante. Il est un complément à la notice d’utilisation des fournisseurs et n’a pas vocation à s’y substituer. 

     L'APPROCHE PASSAGES

    L'espace rural 

    Créateurs de biens et produits les paysans sont des travailleurs assurant leur subsistance à la force de leur  travail : nourrir et assurer l'autonomie alimentaire, l'exploitant agricole évolue dans un espace exclusivement  agricole, la campagne.

    La terre, valeur patrimoniale devient un facteur de production. 

    Les agriculteurs dès la fin du XX° siècle, ne sont plus majoritaires dans l'espace rural : les loisirs, la démographie croissante et l'économique accroissent de nouveaux enjeux, de nouveaux acteurs.

       FAAPA

    Les racines paysannes des citadins s'estompent, et ceux là même qui venaient des campagnes s'interrogent  sur la capacité des agriculteurs à assurer leur mission : nourrir sous crises de glyphosate, de vache folle, de nappe phréatique, du CO2, du méthane, peut on, à ce jour,  assumer et revendiquer la solidarité avec en face un coût des politiques d'accompagnement de plus en plus important... être solidaire des peuplades affamés alors que le commerce mondial déstabilise les habitants du tiers monde et les contraint à l'exode...

    Quel contrat lie la nation et l'agriculteur et légitimise les aides reçues?

        Rémi Benoît

    La majorité des agriculteurs accepte et respecte les clauses techniques du cahier des charges : l'aménagement du foncier, les subventions pour équipements, ... nécessité absolue afin de s'adapter aux données du marché... mais ils restent des producteurs de biens et "leur" espace est facteur de production... pour les autres, les consommateurs.

        E.U. : Portland Oregon

    Que deviennent leurs nouvelles fonctions? Qu'ils soient en acceptation ou non, les gens de la terre ne sont plus seuls usagers de l'espace! Habitants sporadiques des résidences secondaires, retraités en croissance, urbains en mal de nature, naturalistes, associations, entreprises de loisirs, touristes du moment, revendiquent leur vision sur l'espace "rural". *** Les usages se transforment et la dimension agricole est de moins en moins présente.

    Et la clôture???

        Au delà des clôtures

    Pourquoi la clôture : elle reste la matérialisation de la présence et des activités agricoles, même si parfois les troupeaux restent peu visibles... Les parcours deviennent espace public? les usagers, non agriculteurs, ignorent les codes et pratiques et les clôtures deviennent des barrières, appropriation agressive interdisant les accès. 

        Sologne

    Les éleveurs eux mêmes voient dans la clôture le symbole d'une agressivité marquée sur le territoire. La clôture révèlent les barrières mentales des différents acteurs en confrontation.

    Clôtures et accès aux questions non posées sur le multiusage.

    Multiusage de l'espace rural? la clôture devient entrée à la discussion et au delà de la place et fonction des acteurs du monde agricole, dans une société rurale plurielle.

    La pertinence de ce projet associé aux clôtures, rejoint les interrogations des éleveurs en terme de découvertes et d'innovations techniques. 

    La clôture n'est plus la définition de bornage et d'affirmation d'un droit sur le sol, de contention d'animaux mais deviennent à part entière un outil mariant des équipements mis en place afin de faciliter le travail et la gestion des animaux, des ressources herbagères. Cette réflexion est en fait un parallèle face à l'accroissement des exploitations, de leurs surfaces, du cheptel et à la réduction des coûts de production.

    Les mesures agro environnementales et leur cahier des charges définissent des objectifs, mobilisant des acteurs alors inconnus et permet d'imaginer un monde autre que celui régit par les décisions absolues des agriculteurs sur l'espace rural.

            
    Cluses Montagne : Les Cabrettes

    Si l'agriculture reste retranchée sur ses fonctions de production pour des consommateurs, elle prend en compte les valeurs ajoutées des "citadins" et se démarque par l'image créé de leurs actions, sur le paysage, la biodiversité.


    Les partenaires FABRICANTS / DISTRIBUTEURS qui ont participé à la saisie de leur(s) catalogue(s)
    • A2C planteur de piquets et + matériels spécifiques
    • ACP planteur de piquets et +  matériels spécifiques
    • ADIC Clôtures électriques
    • AGRIPARC NEODIS clôtures électriques
    • ALLIANCE PASTORALE Clôtures électriques  et + matériels spécifiques
    • ARA TRESSELEC JOUBERT Clôtures électriques
    • ARB PICFOR Clôtures électriques
    • ATLAS COPCO planteur de piquets et + matériels spécifiques
    • AVIDOR matériels spécifiques
    • BEAUMONT Clôtures électriques
    • BEISER clôtures et + 
    • BEKAERT FRANCE clôtures et +
    • BOBCAT EUROPE planteur de piquets et + matériels spécifiques
    • BRARD et SARAN quad et adaptation 
    • CDNM
    • CHAPRON LEMENAGER SA Clôtures électriques
    • CMPF franchissements
    • COPELEVAGE SA Clôtures électriques
    • CREB Clôtures électriques
    • CYCLONE FRANCE SARL clôtures
    • DELAVAL Clôtures électriques et+
    • DORNIER franchissement
    • EPE Clôtures électriques et+
    • ESPACE QUADS quad et adaptation
    • EQUIT'ELEC Clôtures électriques
    • EVERSET quad et adaptation
    • FAYNOT SA matériels spécifiques
    • FI.SHOCK FRANCE Clôtures électriques
    • GAILLARD RONDINO piquets et clôtures
    • GALLAGHER FRANCE Clôtures électriques
    • GRIPPLE FRANCE clôtures
    • HONDA quad et adaptation
    • HOWARD clôture et matériels
    • INNOVATION ET PAYSAGE matériel de pose et+ 
    • JLM SARL clôtures
    • JONSERED poseur adapté
    • JOURDAIN abreuvement
    • KAWASAKI FRANCE quad et adaptation
    • KIROGN planteur de piquets et +
    • LA BUVETTE SA abreuvement
    • LA SANGLIERE Clôtures électriques 
    • LACME Clôtures électriques
    • LESSERTEUR planteur de piquets et +
    • MAISON HERBIN Clôtures électriques
    • MARKUS TECHNOLOGY entretien clôtures
    • MASSEY FERGUSON quad et adaptation
    • MERLO poseur adapté 
    • METALLERIE BENEZIS franchissements
    • NAPS FRANCE SA
    • NOREMAT planteur de piquets et +
    • PETSAFE Clôtures électriques
    • POLARIS quad et adaptation
    • PG APPRO
    • RABAUD PRODUCTIONS planteur de piquets et +
    • RAPPA FENCING LTD Clôtures électriques et matériels spécifiques
    • RELLE Clôtures électriques et effarouchements
    • RICO SUEVIA abreuvement
    • RPM quad et adaptation
    • RYOBI matériel spécifique
    • SEPPI M matériel spécifique
    • S.M.A. matériel spécifique
    • SOCIETE ECOPIC LINE Clôtures électriques
    • SPORTEC quad et adaptation
    • SUZUKI quad et adaptation
    • TRIVIMON SL quad et adaptation
    • TRUE TEST LTD Clôtures électriques
    • UKAL - BEAUMONT Clôtures électriques
    • YAMAHA MOTOR FRANCE et adaptation
    • YANIGAV planteur de piquets et +

    rw 08/23 - 10/23 - 07/25