20 février 2026

QUIZZ IN CANTIQUE

« Comment cuire un univers en six équations 

Je me passionne pour la physique quantique. Je n’en maîtrise pas tous les mystères, mais j’apprécie l’idée que l’univers non plus ne semble pas tout à fait décidé. Donc,,, l'essentiel, peut-être, est d’aimer les questions autant que les réponses.

La cuisine quantique du monde

    Swing quantique Bénédicte et Yvan


   Chadi ABO Convergences Créations

Au commencement, il n’y avait rien. Ou plutôt, il y avait quelque chose qui ressemblait à une onde, mais personne n’était vraiment sûr, parce que personne n’était là pour la regarder. L’onde se balançait dans le vide en répétant son unique phrase : ψ = A sin(ωt),
« psi égal A sinus oméga t » En physique quantique, cette relation exprime l’énergie associée à une pulsation donnée.

Elle ne savait pas ce que cela voulait dire, mais elle trouvait que ça sonnait bien. Elle se sentait très musicale. Elle oscillait avec une certaine élégance, comme une diva dans une robe de lumière, convaincue que l’univers entier n’était qu’une grande salle de concert.

Un jour, l’onde se mit à vibrer un peu plus fort que d’habitude. Pas par nécessité, non. Par enthousiasme.

Et soudain, quelqu’un cria dans les coulisses, Energie : E = hω ! « E égal h oméga »En physique quantique, cette relation exprime l’énergie associée à une pulsation donnée.

C’était la constante de Planck, un petit monsieur nerveux qui comptait tout avec une précision maniaque. Il portait un carnet et murmurait : Attention, chaque vibration a un prix. Rien n’est gratuit dans ce théâtre. La vibration s’intensifia. L’onde commença à chauffer. Elle se mit à transpirer de la lumière, à bouillir comme une casserole oubliée sur le feu cosmique. Ça y est, soupira Planck. On est en train de cuire. Et effectivement, quelque chose se forma dans la casserole du vide. Une sorte de grumeau lumineux, hésitant, un peu collant.

Einstein entra alors, en peignoir, les cheveux en bataille, et regarda la scène. Qu’est-ce que vous fabriquez encore ? demanda-t-il. On lui montra le grumeau. Il haussa les épaules et griffonna sur un coin de nappe : E = mc², Voilà. C’est la célèbre équation d’Albert Einstein qui exprime l’équivalence entre la masse et l’énergie.

L’énergie s’est transformée en masse. Rien de plus normal. Continuez la cuisson, mais pas trop longtemps, ça attache.

La masse, fière de son apparition, se mit à prendre de la place. Elle s’étira, s’alourdit, s’organisa en étoiles, en cailloux, en planètes, en tasses à café et en philosophes mélancoliques. Mais à peine installée, elle commença à se fatiguer. Les choses se désorganisaient, les tasses se cassaient, les étoiles explosaient, les chaussettes disparaissaient dans les machines à laver. L’entropie, vieille dame en robe froissée, passa dans les couloirs en répétant son slogan : ΔS > 0, mes enfants. « delta S supérieur à zéro » En thermodynamique, cela signifie généralement que l’entropie augmente.

Toujours plus de désordre. C’est la règle. Et le temps ? demanda quelqu’un. Le temps, répondit-elle en haussant les épaules, c’est juste moi qui fais mon ménage à l’envers. 

Pendant ce temps, au fond de la scène, le Big Bang était encore en train de se souvenir de lui-même. Il ressemblait à une énorme cocotte-minute qui aurait explosé trop tôt, projetant partout des morceaux d’ondes trop cuites. J’avais dit feu doux, marmonna Einstein. Au milieu de tout cela, deux particules se rencontrèrent. Elles se mirent à tourner l’une autour de l’autre, attirées par un champ invisible. Un fil de courant passa, et aussitôt un champ magnétique apparut en dansant : B = μ₀I / 2πr, « B égal mu zéro I sur deux pi r » Cette formule donne le champ magnétique autour d’un fil rectiligne parcouru par un courant.

Le champ magnétique portait des chaussures brillantes et tournoyait comme un danseur de cabaret. Mesdames et messieurs, annonça-t-il, bienvenue au bal des forces invisibles. Ici, tout le monde est attiré par tout le monde, et personne ne sait vraiment pourquoi. Les particules rougirent un peu et continuèrent de tourner ensemble, comme deux amoureux maladroits.

Planck referma son carnet. Einstein vida sa tasse. L’entropie soupira avec satisfaction. Et l’onde, qui avait tout déclenché, oscillait toujours dans un coin, fière de sa musique, sans se douter qu’elle avait lancé toute cette cuisine cosmique. Elle répétait doucement : ψ = A sin(ωt), « psi égal A sinus oméga t » C’est l’expression d’une oscillation sinusoïdale. Si tu veux, je peux aussi te dire dans quels cas on l’utilise en physique.

Comme une berceuse pour un univers qui, au fond, n’était peut-être qu’une grande plaisanterie sérieuse. Ou une recette ratée qui avait miraculeusement réussi. Personne n’en était vraiment certain. 

Le monde continuait à vibrer.


des codes en âge : ou mieux un lexique,

  • ψ (psi) : la lettre grecque psi
  • A : amplitude
  • sin : sinus
  • ω (oméga) : pulsation (fréquence angulaire)
  • t : temps
  • E : énergie
  • h : constante de Planck
  • ω (oméga) : pulsation (fréquence angulaire)
  • m : masse
  • c : vitesse de la lumière
  • Δ (delta) : variation ou changement
  • S : l’entropie en thermodynamique
  • B : champ magnétique
  • μ₀ (mu zéro) : perméabilité magnétique du vide
  • I : intensité du courant
  • 2πr : deux pi fois la distance r au fil
  • r = distance entre le fil et le point d’observation.
  • A : amplitude

À la fin, même le Big Bang, assis dans un coin avec des lunettes de soleil, secoua la tête : « Ah, ces ondes… elles se sont encore mis à vibrer comme des folles. » Et toutes les particules éclatèrent de rire, dans une farandole infinie où rien ne se heurtait, rien ne tombait… sauf un photon malicieux qui fit un plongeon dans le thé de l’entropie.


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