L’Heure des Funambules,,,
Le rideau se lève, un pas de souffle,,,
Sur un fil tendu entre ciel et terre, ils avancent, reculent, hésitent. Le vent effleure leurs visages, les projecteurs sculptent leurs ombres sur le sol, et chaque pas devient une éternité. Comme nous dans la vie, ils oscillent entre peur et désir, certitudes et incertitudes, suspendus dans ce vertige effrayant de beauté,
Un pas possible,
Chaque geste se fait respiration, chaque souffle devient un rythme secret. Le fil tremble sous leurs pieds, comme nos existences sous nos choix, et la marche continue, obstinée, silencieuse, magnifique dans sa fragilité. Chaque pas posé, devient triomphe discret,
Un pas posé,
Le public retient son souffle. Nous retenons le nôtre. La lumière glisse sur leurs épaules, effleure leurs doigts, se plie à leurs gestes. Le rire et les applaudissements n’effacent rien : le miracle est invisible, il se trouve dans la tension, dans la suspension, dans ce fil qui relie l’instant à l’éternité, le sol au ciel, le funambule à lui-même,
Un pas choisi,
Et marcher, vaciller, parfois glisser, parfois tomber, c’est apprendre que l’équilibre n’est pas un point fixe : il est souffle, vertige accepté, confiance dans l’air. Chaque pas devient monde, chaque respiration, un acte de beauté, chaque oscillation, un miracle suspendu,
Un pas tranquille,
La vie, comme le funambule, avance dans l’incertain, tremble dans la lumière, s’émerveille dans l’ombre, et se fait miraculeuse à chaque instant où nous osons poser le pied, faire le pas,
Un pas glissé,
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