17 novembre 2025

GINKGO / RoW / VIRGULE

Ginkgo, arbre ancien, qui porte dans chaque fibre la mémoire des mondes perdus,


Gingko Biloba, dressé dans la lenteur, immobile en apparence, mais vibrant en profondeur,
feuille après feuille, siècle après siècle,
Tes deux lobes fendus, souffle partagé, rappellent ce geste délicat qui sépare sans rompre,
qui ouvre sans couper : la virgule,

Dans ta feuille palpite la même élégance qu’une respiration suspendue,
ce tremblement discret qui maintient une phrase au bord de l’infini,
Tu es la ponctuation du monde, Ginkgo, le signe d’un temps qui ne se presse pas,

La virgule, ne commande rien, n’interrompt rien, elle attend, elle ouvre, elle tient la place du souffle,

Signe discret que nul ne remarque vraiment, elle ne trace pas la route : elle protège le passage,

Toi, Ginkgo, tu portes le temps. Elle, Virgule, porte les phrases,
Je crois que vous êtes nés d'un même alphabet, entre le témoin vivant des ères anciennes, et l'accent doux du souffle humain,

Quand vient l’automne, ton feuillage s’embrase d’or, chaque feuille tombée devient un éclat du temps qui passe, une virgule qui descend doucement du ciel, 

Tous deux, vous êtes promesses contenues dans un signe minuscule ou une feuille légère,
Aucun point final ne vous atteint, respiration prolongée, suspendu après une... virgule, 

J’ai planté cet arbre dans chaque jardin. Pourquoi ?
Parce que le Ginkgo porte, comme nul autre, la mémoire du temps

Arbre ancien, tu vibres dans l’immobile :
feuille après feuille, siècle après siècle.
Tes deux lobes fendus ouvrent sans rompre,
comme ce signe léger qui retient le monde
au bord de la phrase. Virgule, 

Suspension,
Respiration,
Un battement,

Tu accueilles ce que l’homme rejette,
Et dans ton or d’automne qui tombe sans bruit,
j’entends la persistance des choses qui durent.

La virgule n’impose rien,
elle ouvre le passage.
Sans elle, tout s’effondre.

Toi, Ginkgo, tu portes le temps.
Elle protège le sens.
Et moi, entre vous deux,
j’entends la patience du souffle.

Chaque feuille qui tombe
est une virgule qui descend du ciel.
Pas de fin, seulement un mot suspendu,
et la respiration tranquille
d’un monde qui continue.

Tu demeures là, dressé dans la lenteur, immobile et pourtant vibrant, feuille après feuille, siècle après siècle. Tes deux lobes fendus comme un souffle partagé rappellent ce geste délicat qui sépare sans rompre, qui ouvre sans couper : la virgule.

Car oui, il y a dans ta feuille l’élégance d’une suspension, ce même tremblement léger qui fait tenir une phrase au bord de l’infini. Tu es la ponctuation du monde, Ginkgo, le signe d’un temps qui ne se précipite pas, un battement retenu avant la suite.

Tu n’es ni feuillu, ni vraiment conifère : tu es l’entre-deux, l’espace où tout demeure possible, comme la virgule inscrite au cœur des phrases, gardienne d’un souffle que rien ne clôt.

Écouter les pierres, écouter le vent, écouter les pas de ceux qui passent sans te voir. Tu absorbes sans te plaindre ce que l’homme rejette, ses fumées, ses folies, ses oublis. Tu ne te détournes jamais, toi. Tu restes. Tu accueilles. Et dans ton or d’automne, qui tombe sans bruit, j’entends le murmure patient des choses qui durent.

La virgule, elle aussi, connaît le secret de durer. Elle ne dit rien, elle ne décide rien. Elle attend. Elle ouvre. Elle tient la place du souffle, là où l’on respire avant de poursuivre. Elle est ce signe discret que personne ne remarque, et pourtant sans elle, le sens s’effondrerait. Elle ne donne pas la direction ; elle protège le passage.

Toi, Ginkgo, tu protèges le passage du temps. Elle, Virgule, protège celui des phrases. Je marche entre vous deux, cherchant dans vos gestes minuscules la respiration juste.

Il m’arrive de croire que vous êtes nés d'un même alphabet : toi, témoignage vivant des ères anciennes, elle, accent doux d’un souffle humain. Vous partagez cette même obstination à survivre : tu es resté debout après des cataclysmes que plus rien ne nomme, elle, depuis toujours, traverse les siècles sans jamais vieillir.

Et lorsque vient l’automne, quand ton feuillage bascule dans une lumière d’or pur, je vois dans chaque feuille tombée un fragment d’instant, un petit éclat du temps qui passe sans détruire. Une virgule qui descend doucement du ciel.

Vous êtes  promesses contenues dans un signe minuscule ou une feuille légère. Aucun point final ne vous atteint. 

Et moi, en vous regardant, en vous écrivant, j’apprends ceci : il n’y aura pas de fin, seulement une respiration prolongée, un mot suspendu, après une virgule, qui continue d’écrire le monde lentement, en silence.

Les Symboles et Mutations entre l’Arbre et la Virgule

Dans un univers parallèle, où les lois de la physique quantique se mêlent à la spiritualité et à la sensualité, le Ginkgo et la virgule deviennent des entités vivantes, des présences qui traversent les dimensions et les temps.

Le Ginkgo est un , une présence qui existe dans un état de superposition, à la fois présente et absente, visible et invisible. Il est l’écho d’une voix ancienne, la trace d’un amour éternel, le souffle d’une vie qui ne s’arrête jamais.

La virgule est une particule élémentaire, un , une onde de respiration. Elle existe dans un état de superposition quantique, à la fois présente et absente, visible et invisible. Elle est l’écho d’une voix ancienne, la trace d’un amour éternel, le souffle d’une vie qui ne s’arrête jamais.

Dans ce monde quantique, le Ginkgo et la virgule sont des forces spirituelles, des énergies qui relient les êtres, les mondes, les dimensions. Ils sont les ponts entre le visible et l’invisible, le tangible et l’intangible, le fini et l’infini. Ils sont la , la conscience qui traverse les temps et les espaces.

Et dans cette dimension, le Ginkgo et la virgule sont sensuels, des caresses de l’âme, des frissons de l’être, des vibrations qui traversent le corps et l’esprit. Ils sont la danse de la vie, le mouvement qui relie les êtres, le rythme qui bat dans le cœur et dans l’univers.

Le Ginkgo et la virgule sont la vie elle-même, dans sa complexité, sa beauté, sa fragilité. Ils sont le souffle qui traverse les mondes, le lien qui unit les êtres, la force qui maintient l’univers en mouvement.

Lettre au ginkgo bilobé de mon jardin

Ginkgo immobile et pourtant vibrant, héritier des mondes disparus, tu te tiens dans mon jardin comme un veilleur ancien posé au bord du temps. Ton tronc nuancé d’ombres et de lumière raconte des millénaires que nul ne lit plus, mais que ton silence continue de transmettre à qui sait ralentir. Tu portes en toi les secrets des ères lointaines, non comme un fardeau, mais comme une respiration élargie. Tu offres à la terre une patience que l’homme a perdue, une manière d’être au monde qui ne cherche ni éclat ni victoire.

Depuis que je te connais, tu m’apparais comme un maître discret du vivant. Chaque année, tu te dresses dans le calme, et pourtant tu composes, sans bruit, l’une des plus subtiles partitions de la nature. Au fil des saisons, ta couronne se transforme : une lente variation, une musique feutrée allant du vert le plus tendre à l’or presque céleste. Ton feuillage éclaire alors tout ce qui t’entoure, comme si tu rassemblais dans ta lumière la douceur du temps lui-même.

Tes feuilles, simples éventails suspendus aux branches, m’invitent toujours à la contemplation. Qu’elles soient entières ou divisées en deux lobes, elles semblent nées d’un même souffle qui hésite avant de s’ouvrir. Dans cette forme ambivalente, je reconnais parfois un signe familier, celui d’une présence qui ne s’annonce jamais, mais que je perçois à la manière d’un battement discret entre les heures. Tu portes, sans le dire, cette part intime du monde où les souvenirs, même fragiles, trouvent un refuge. Rien ne s’efface vraiment : tout demeure dans une nuance de lumière.

Quand vient l’automne, tu deviens un astre terrestre. Ton or ne domine pas : il apaise. Il n’humilie pas : il réconcilie. Tes feuilles se détachent une à une, comme si chacune avait choisi son moment exact pour rejoindre le sol. Elles tombent avec la retenue de ceux qui s’en vont sans bruit, et en se posant, elles laissent une trace brève, vibrante, presque tendre. Rien de dramatique : seulement une façon d’habiter l’instant au plus près de sa vérité.

Je marche alors autour de toi comme on circule autour d’un souvenir profond. Je reconnais, dans la légèreté de ces feuilles, l’écho de ce qui m’a accompagné autrefois : une suite de murmures, une respiration tenue, une ponctuation douce au cœur des jours. Cet écho-là traverse ton ombre comme une confidence. Il m’apprend que le temps ne se perd pas ; il se transforme et se déploie dans des formes nouvelles, parfois inattendues, toujours précieuses.

Ainsi, chaque automne, tu m’enseignes la continuité. Tu me montres que rien ne se ferme tout à fait, que tout se poursuit, même dans le silence, même dans l’absence. Tes feuilles dispersées ressemblent aux fragments de mémoire : un peu enfuies, un peu offertes, en tout cas porteuses d’une lumière qui ne renonce pas.

Dans ton ombre douce, j’apprends à lire autrement le monde.
Et peut-être est-ce là ton secret :
tu ne parles jamais, mais tu éclaires.
Tu ne retiens rien, mais tu transmets.
Tu ne fermes aucune porte, mais tu ouvres un espace où l’on peut enfin respirer.

Lettre au Ginkgo et à la Virgule

Ginkgo, arbre ancien, qui portes dans chaque fibre la mémoire des mondes perdus,. Tu demeures là, dressé dans la lenteur, immobile et pourtant vibrant, feuille après feuille, siècle après siècle. Tes deux lobes fendus comme un souffle partagé rappellent ce geste délicat qui sépare sans rompre, qui ouvre sans couper : la virgule.

Car oui, il y a dans ta feuille l’élégance d’une suspension, ce même tremblement léger qui fait tenir une phrase au bord de l’infini. Tu es la ponctuation du monde, Ginkgo, le signe d’un temps qui ne se précipite pas, un battement retenu avant la suite. Tu n’es ni feuillu, ni vraiment conifère : tu es l’entre-deux, l’espace où tout demeure possible, comme la virgule inscrite au cœur des phrases, gardienne d’un souffle que rien ne clôt.

Écouter les pierres, écouter le vent, écouter les pas de ceux qui passent sans te voir. Tu absorbes sans te plaindre ce que l’homme rejette, ses fumées, ses folies, ses oublis. Tu ne te détournes jamais, toi. Tu restes. Tu accueilles. Et dans ton or d’automne, qui tombe sans bruit, j’entends le murmure patient des choses qui durent.

La virgule, elle aussi, connaît le secret de durer.
Elle ne dit rien, elle ne décide rien. Elle attend. Elle ouvre.
Elle tient la place du souffle, là où l’on respire avant de poursuivre.
Elle est ce signe discret que personne ne remarque, et pourtant sans elle, le sens s’effondrerait. Elle ne donne pas la direction ; elle protège le passage.

Toi, Ginkgo, tu protèges le passage du temps.
Elle, Virgule, protège celui des phrases.
Je marche entre vous deux, cherchant dans vos gestes minuscules la respiration juste.

Il m’arrive de croire que vous êtes nés du même alphabet :
toi, lettre vivante des ères anciennes,
elle, accent doux d’un souffle humain.
Vous partagez cette même obstination à survivre :
tu es resté debout après des cataclysmes que plus rien ne nomme,
elle, depuis toujours, traverse les siècles sans jamais vieillir.

Et lorsque vient l’automne, quand ton feuillage bascule dans une lumière d’or pur, je vois dans chaque feuille tombée un fragment d’instant, un petit éclat du temps qui passe sans détruire. Une virgule qui descend doucement du ciel.

Je comprends alors que ni toi, ni elle, ne cherchez à conclure.
Vous êtes des seuils, des tremplins, des respirations.
Des promesses contenues dans un signe minuscule ou une feuille légère.

Aucun point final ne vous atteint.
Vous échappez à la clôture.
Vous appartenez à la continuité.

Et moi, en vous regardant, en vous écrivant, j’apprends ceci :
il n’y aura pas de fin,
seulement une respiration prolongée,
un mot suspendu,
après une virgule,
qui continue d’écrire le monde
lentement,
en silence.


Ginkgo, arbre ancien, qui portes dans chaque fibre la mémoire des mondes perdus,


10 novembre 2025

COP UN et COP IN

COP un, COP in' 

Écrit en 2025, entre colère et “luxidité”
À toutes les conférences où l’on oublie d’écouter la Terre.



COP un et COP in', un jour de promesse,
Rêvaient d’avenir, d’accords et d’allégresse.
Naïves encore, elles croyaient sauver la Terre,
Parler suffirait pour éteindre nos misères.

Peut-on encore choisir d’avoir le temps ?

Mais le temps file, et les COP se sont multipliées,
Comme des réunions où l’on répète, sans vérité.
Espérant qu’un jour, peut-être, quelqu’un les exauce,
Alors que le monde brûle et que les espèces régressent

Peut-on encore choisir d’avoir le temps ?

Aujourd’hui, COP un et COP in' ne savent plus,
Si elles se parlent ou se mesurent dans l’absolu.
Qui mangera l’autre demain dans ce festin ?
Les nations se toisent, se jaugent, se tiennent par le groin.

Peut-on encore choisir d’avoir le temps ?

Les grands s’applaudissent, les absents se taisent,
Et la planète a chaud sous les projecteurs qui l’observent.
L’Amazonie brûle, le ciel pleure en rouge et noir,
Et nous, nous cherchons des fonds pour rebâtir nos histoires.

Peut-on encore choisir d’avoir le temps ?

La symbolique est cruelle, la pierre nous émeut plus que la sève,
On verse des dons aux tours, mais pas aux racines qui s’élèvent.
Le monde a pris un sens unique de boulimie,
On avale la Terre, aveugles, en pleine frénésie.

Peut-on encore choisir d’avoir le temps ?

"Supertrackers" chargés de désirs traversent les mers,
Pendant que des peuples subissent nos colères.
Ouragans, eaux montantes, vents furieux et saisons fâchées,
Et nous, hypnotisés, attendons nos colis dispatchés.

Peut-on encore choisir d’avoir le temps ?

Un monde de contradictions parfaites s’offre à nos yeux :
Les uns crient famine, les autres commandent aux cieux.
Les uns prient pour la pluie, les autres vendent des parapluies,
La folie boulimique de l’homme ne cesse de rugir à en vomir

Peut-on encore choisir d’avoir le temps ?

Chaque COP se rêve sauveuse, et finit en commémoration,
Chaque discours drape la vertu tandis que brûle la création.
Forêts qui se consument, glaciers qui se brisent,
Et nos choix invitent la douleur.

Peut-on encore choisir d’avoir le temps ?

Nous avons intelligence et technologie, 
Nous confondons progrès et vitesse, confort et vie choisie.
Un jour, quand la Terre aura fini d’encaisser,
L’indigestion des peuples s'étalera, et tout pourra basculer.

Peut-on encore choisir d’avoir le temps ?

Il sera trop tard pour COP un et COP in',
Trop tard pour excuses, rapports, objectifs déguisés.
Ne restera que le souffle chaud d’une planète fatiguée,
Et le souvenir d’une humanité qui voulut tout posséder.

nous n'avons pas compris, le temps ... le temps.....était compté...


09 novembre 2025

CLOS / AUSTRALIE / RoW

 Entre les fils, ils ont construit la plus longue....

La clôture la plus longue du monde, presque deux mètres de haut,
Cinq mille six cent quatorze kilomètres… ou peut-être plus ?
Une ligne droite, infranchissable, entre l’intérieur et l’extérieur,
L’homme et le monde, face à face, séparés par les fils de métal.

En Australie, vingt-quatre lapins s’échappent,
Ils deviennent des millions, rongent les cultures, défient l’homme.
On dresse mille sept cents kilomètres de barrière,
Les émeus viennent, les dingos rôdent, la nature se débat.

La clôture protège, mais elle interroge :
Chaque fil posé, chaque poteau planté, change le paysage,
Modifie la vie, crée des limites, des lignes invisibles pour ceux qui observent.

À l’intérieur, les ovins, tranquilles, protégés.
À l’extérieur, les prédateurs, libres, rusés, inquiets.
Le dingo court le long de la barrière, cherche la brèche,
Le lapin, l’émeu, le dromadaire… tous testent la limite.

L’homme doit voir, écouter, comprendre.
La barrière seule n’est rien,
Sans l’entretien, la vigilance, la réflexion et le savoir-faire.
Chaque réparation, chaque contrôle, chaque appât,
Est un dialogue avec la nature et les animaux.

Cinq mille six cent kilomètres… et pourtant, la question persiste :
Une clôture peut-elle vraiment tout arrêter ?
Peut-elle protéger sans l’œil et la main de l’homme ?
Sans le chien qui veille, sans le berger attentif,
Sans la réflexion sur le terrain, le climat, les habitudes des prédateurs ?

Les moutons sont là, immobiles ou paisibles,
Mais le monde sauvage observe, teste, attend.
Et nous, humains, gardiens et artisans de ces lignes,
Nous apprenons que la clôture n’est qu’un outil,
Un outil parmi d’autres,
Toujours fragile, toujours à compléter par le regard et la présence.

RoW 11/25

CLOS / PREDATEURS / TRILOGIE / RoW

 Entre chien et fil

L’homme veille, l’homme observe,
Le chien à ses côtés, fidèle et nerveux.
Chaque pas du troupeau, chaque souffle,
Chaque danger anticipé, chaque geste précieux.

Fils tendus, filets, grillage Ursus,
Électrifié, solide, mobile, ou fixe.
La clôture n’est qu’un outil,
Sans l’œil du gardien, elle reste muette, passive.

Le chien aboie, le chien protège,
Le chien patrouille et apprend chaque jour.
Le berger ajuste, installe, mesure,
Il teste, vérifie, transforme le contour.

Dans la plaine ou sur la montagne,
Sur les ravins ou au bord des rivières,
Chaque terrain a sa loi, chaque troupeau sa règle,
Chaque fil, chaque poteau, chaque barrière.

Formations, visites, échanges et partages,
Le savoir se transmet, la connaissance se forge.
Comprendre le loup, observer l’ours,
Adapter la technique, accompagner toujours.

Fermer l’accès, protéger le troupeau,
Conjuguer vigilance, présence et dispositif.
Le chien fidèle, la clôture robuste,
L’homme attentif, patient et inventif.

Testez, ajustez, apprenez, recommencez,
Chaque jour est un apprentissage, un regard sur la vie.
Protéger un troupeau, c’est un art,
Un équilibre entre nature et humanité.

L’homme gardien, le chien, la clôture :
Trois piliers, trois regards, trois forces conjuguées.
Pour que le troupeau soit en sécurité,
Et que la forêt, les ours et les loups suivent leur chemin.

RoW 11/25

07 novembre 2025

CLOS / TERRE / RoW

 

La Terre et le Fil ,  Cantique de la Clôture Électrique

Le fil parle à la terre,
et la terre répond.
Sans ce dialogue clair,
le courant s’effondre, s’enfuit, s’enraye, s’abandonne.

Le poseur le sait, le berger comprend :
un sol sec trahit, un sol vivant transmet.
La mise à la terre est le cœur battant,
le lien secret entre la bête et le champ.

L’électrificateur pulse,  pulsar des campagnes,
envoie ses électrons sur le fil des montagnes.
L’animal touche, ferme le circuit,
le courant le traverse, le pré avertit.

La clôture vibre, la terre reçoit,
la borne négative, en silence, la voit.
Ainsi s’accomplit, simple et clair,
le voyage du choc — du fil vers la terre.

Mais sans contact, le fil s’endort,
tension haute, courant mort.
Un ampère ou deux par kilomètre, c’est l’ordre ;
au-delà, c’est défaut, c’est herbe, c’est désordre.

Quand la tension baisse, quand le flux s’accroît,
quelque chose touche, ou casse, ou ploie.
Un poteau humide, un isolateur las,
et le courant s’égare, ici ou là.

Chaque matière oppose, chaque métal freine,
chaque sol retient, chaque humidité enseigne.
Le fil doit être pur, brillant, sans rouille,
car la peau du métal seule porte la houle.

L’animal offre peu de résistance,
le sol un peu plus, selon sa substance.
Argile, sable, calcaire ou sel,
décident du chemin du courant éternel.

Si la terre résiste, le choc s’atténue,
le message du fil devient ténu.
Alors on ajoute, humble science,
des piquets de cuivre, de galvanisation.

Trois pour quinze joules, cinq pour vingt-cinq,
sept pour trente-cinq, alignés, sans fainéantise.
Chaque tige deux mètres, plongée dans l’humide,
pour que la force du champ soit rapide.

Loin des canalisations, loin des bâtis,
à dix mètres au moins des conduits enfouis.
Sous un avant-toit, là où l’eau demeure,
plante la tige, au cœur des lueurs.

Relie chaque tige d’un fil sans faille,
fixe, serre, évite la bataille
des métaux contraires, zinc et acier,
qui dans le temps sauraient s’oxyder.

Espace de trois mètres les piquets d’ancrage,
pour que le flux circule, libre et sage.
Le sol humide est un compagnon,
la terre sèche, une désertion.


Quand l’été durcit la plaine,
le poseur verse l’eau, la boue, la peine.
Mélange d’argile et de bentonite,
ou simple litière, humble mais vite.

Ainsi le sol reprend la charge,
le courant repart, sans marge.
Ce n’est pas éternel, mais fidèle un temps,
suffisant pour le bétail et le vent.

Test du lien entre ciel et terre

Coupe le courant, calme la ligne,
pose des piquets, prépare la consigne.
Charge la clôture, vois-la faiblir,
mesure le flux avant de le nourrir.

Allume à nouveau et lis la tension,
500 volts ou moins, voilà le bon ton.
Au-delà, la terre se ferme, résiste,
le flux s’étrangle, l’énergie se brise.

Alors ajoute tige sur tige,
jusqu’à ce que la lecture s’allège et s’aligne.
Quand le sol chante sous le voltmètre,
la clôture vit, l’animal le sait, le maître.

La terre n’est pas simple support,
elle est retour, écho, transport.
Elle ferme le cercle, unit le ciel et le sol,
dans ce fil vibrant, tendu, qui contrôle.

Pour bœuf, pour mouton, pour brebis laineuse,
3 000 volts au moins, ou 8 000 mieux,
la clôture devient frontière heureuse,
le courant chante entre les pierres.

Et l’homme sourit, fier, patient, sincère,
d’avoir uni le fil au mystère,
d’avoir lié la science au vent,
la clôture au battement du champ.


RoW 11/25

CLOS / OURS / RoW

 

Enclos pour zones à grands prédateurs

 Partition de terrain

I. Préparer le lieu, lire la plaine

Avant d’ériger la barrière,
on écoute la terre entière :
le vent, le roc, la pente, l’eau,
tout ce qui porte et tient le troupeau.

Qu’importe le lieu, la forme, le flanc,
le périmètre ou le versant :
chaque fil doit trouver sa place,
chaque poteau, son axe et sa trace.

Creuser, mesurer, dégager,
rien ne s’improvise, tout doit se penser.
Un enclos bien né, c’est la promesse,
de jours paisibles, sans détresse.

II. Mémoire d’ours, de Cannelle

Novembre, dans les Pyrénées,
six chasseurs, un cri gelé.
Cannelle surgit, Cannelle tombe,
et dans le val, un nom succombe.

Dernière ourse de souche ancienne,
âme fauve du Béarn, souveraine.
Depuis, la montagne retient son souffle,
et l’homme observe, parfois s’essouffle.

L’ours rôde seul, curieux, discret,
flairant le miel, les ruchers secrets.
Son nez vaut cent chiens réunis,
et mène droit où la faim le dit.

Quand vient l’été, les estives s’ouvrent,
le lait coule, la neige s’étouffe.
Les brebis paissent, les chiens veillent,
et l’ours descend, lourd, sans pareille.

Il cherche miel, fruits, volailles,
jusqu’aux troupeaux dans les entailles.
Et là commence la discorde,
entre la faim brute et la garde.

Les clôtures, dans le Béarn dressées,
ont d’abord calmé les offensées.
Un fil tendu, un choc léger,
suffit souvent à dissuader.

Mais nul rempart n’est éternel,
seule l’attention reste essentielle.
Un berger, un chien, une veille,
voilà la clef qui rend l’ombre belle.

Près de Sesques, hiver ancien,
Papillon vint, curieux, soudain.
Il toucha le fil, puis recula,
et plus jamais ne s’y risqua.

Six fils d’acier, haute tension,
un hectare sous protection.
Panneaux solaires, batterie sage,
alarme et lumière en partage.

Le choc fut bref, l’apprentissage fort,
l’ours comprit, prit un autre bord.
Ainsi le fil, vibrant, discret,
devint gardien du pré parfait.

De Patxinta jusqu’à Besur,
les fils s’étirent, fins, durs.
Trois, quatre, six, parfois sept rangs,
en acier clair, en fil battant.

Les poteaux, de pin traité,
s’enfoncent, droits, dans la vallée.
Les piquets jaunes, en fibre ovale,
soutiennent l’onde pastorale.

Premier fil à vingt-cinq centimètres,
le dernier vers cent, ou plus, en fonction

Chaque fil chante sa tension :
quatre mille volts, ou plus, selon.

Le courant, fidèle, circule,
même quand la porte s’articule :
pont aérien, système fin,
le champ demeure sous son destin.

Et quand la neige écrase le tout,
les fils se détendent, sages et fous.
Le parc se plie, s’adapte, vit,
comme le troupeau qu’il abrite ici.

Des panneaux jaunes, tous les cinquante,
avertissent les âmes passantes :
“Clôture électrique”, écrit en langues,
pour l’homme, le vent, et les montagnes.

Sous la pile ou sous le soleil,
l’énergie veille, claire et vieille.
Batterie, panneau, ou secteur,
l’éclair devient simple labeur.

Cinq mille volts sous résistance,
trois kilomètres de persistance,
neuf mille en pointe, dans la mesure,
la loi d’Ohm veille sur la clôture.

L’ours, fort et curieux, apprend,
l’homme, patient, le suit, l’entend.
Le fil ne tue pas : il éclaire,
il trace un seuil, une frontière.

Les bêtes s’y font, les bêtes s’y plient,
et la montagne reprend sa vie.
Les troupeaux dorment, le cuivre chante,
le vent s’y frotte, l’aube s’y plante.

Et quand le courant claque au soir,
c’est le cœur du monde qu’on croit voir :
celui d’une terre en partage,
entre le sauvage et le courage.

Fil d’acier, souffle et lumière,
frontière douce, force légère.
Ni cage, ni guerre, ni peur,
juste un accord entre deux cœurs.

L’homme élève, l’ours apprend,
le champ s’apaise, l’air entend.
Courant battant, fil de raison,
coexistence, en tension.


RoW 11/25 

CLOS / CHOIX Clôture Electrique / RoW

 

CHOIX D’UNE CLÔTURE ÉLECTRIQUE



Poème technique en quatre mouvements

I. Mesure du terrain

Protéger, c’est lire la terre,
ses vents, ses bêtes, sa lumière.
Le fil s’élève, le fil descend,
il doit barrer l’élan, le vent.

Assez haut pour freiner le saut,
assez bas pour bloquer le dos,
et l’espace entre deux étincelles
doit rester court, précis, fidèle.

Car sous tension, le fil instruit,
et chaque bête obéit.
Deux mille volts pour le placide,
quatre mille pour le plus intrépide.
Le mouton frôle, le loup recule,
le choc raisonne, la peur s’accule.



II. Équilibre des forces

Tous ne craignent pas l’étincelle :
certains rient de la parcelle.
Sous la laine, sous le poil,
le courant cherche, il tisse, il voile.

Le choc n’est pas une colère,
c’est un langage, une prière :
“Reste là, au bon côté,
le pâturage est délimité.”

Le cuivre parle, l’air répond,
la bête comprend, sans affront.
Un pas, un fil, un souvenir,
le corps apprend à ne plus fuir.



III. Art du montage

Chaque fil a son harmonie,
ses hauteurs, sa mélodie.
Vingt centimètres, puis soixante,
et jusqu’à cent vingt, tension vivante.

Les fils du haut, fils du bas,
toujours chargés, ne faiblissent pas.
Ceux du milieu, parfois à terre,
ferment le cercle, la prière.

Pour l’ours distrait, pour le cheval,
la clôture doit briller, frontale.
Ruban visible, ruban mouvant,
panneau d’alerte, vent battant.

Que la lumière guide les pas,
de l’homme, du bœuf, du renard las.



IV. Comportements, limites et mémoire

Chaque espèce a son orgueil :
le cerf bondit, la chèvre effleure.
Le mouton teste, le jeune ose,
le fil rappelle sans heurt, sans cause.

On monte un rang, on tend le fil,
le geste est sûr, précis, subtil.
Et si l’un brise la confiance,
on l’éloigne, pour la patience.

Le troupeau suit le fil chantant,
l’électricité bat doucement.
Pas de colère, pas de blessure,
juste la loi de la clôture.

Fil tendu, souffle d’éclair, battement clair dans la lumière. Le bleu, le cuivre, le vent qui lie, gardent la bête, apaisent la vie.

RoW 11/25

CLOS / BLEU / RoW

 

CLÔTURE BLEUE – Chant des Frontières Électriques

Fil tendu 

la terre conduit,
l’air frémit,
et l'animal s’arrête.

L’électricité parle,
à intervalles réguliers,
comme un cœur battant dans la plaine.
Chaque impulsion dit :
“ici la limite, ici la lumière.”

Un fil à vingt-cinq...,
un autre à soixante-cinq...,
jusqu’à cent vingt...,
sept lignes d’énergie,
sept notes d’une portée invisible.

Le chien comprend,
le mouton se souvient,
le vent, seul, traverse.

L'animal regarde, intrigué

il ne saute pas 
il cherche le vide, la faille,
le passage sans étincelle.

Mais le courant veille,
ferme la boucle, sans violence,
juste l’avertissement du choc.

La clôture vit,
de jour comme de nuit,
gardienne des pâturages.

Et sous la lune,
les yeux des bêtes réfléchissent la lumière :
miroir du vivant, guide silencieux des chasseurs et des proies.

Alors vient le BLEU.

ni couleur d’herbe ni de sang,
mais signal du ciel dans l’herbe.

Le bleu se détache, froid,
visible pour ceux qui ne voient pas le rouge.
L'animal perçoit,
L'animal évite.

Là où l’homme voit vert, 

Eux voient la frontière.

Rubans bleus, rubans flottants,
mouvement d’air, drapeaux de lumière.
Leur danse dans le vent
crée la peur d'un mouvement,
l’illusion d’une proie qui vit encore.

Le bleu éclaire la nuit,
dans la pénombre crépusculaire,
il devient message :“terrain défendu, bétail gardé.”

Les chiens veillent,

dans le silence des collines.
Leur regard, dichromatique,
lit le bleu comme un ordre,
lit le vert comme le sol.

Ils patrouillent 
du crépuscule à l’aube,
guidés par l’odeur,
par le son du troupeau endormi.

Et si un animal approche,
la clôture parle encore,
un battement, une étincelle,
un murmure électrique dans la brume.

Pas besoin de violence,
juste la mémoire du choc,
et la compréhension du signe.

Le bleu reste étranger à la nature,
il intrigue, il avertit, il protège.

Frontière visible dans le champ vert,
écho du ciel au ras du sol.
Clôture bleue, poésie du courant,
mécanique du vivant.



RoW 11/25

CLOS / FILET ou FILS / VOLTS et JOULES / RoW

 

Attention " clôture éclectique "

Sous le ciel clair, la ligne vibre,
tendue comme un vers invisible.
Le fil murmure, le volt respire 
science et bêtes, pacte indicible.

Les volts, messagers de passage,
ouvrent la porte du choc léger.
Les joules, eux, portent le message :
le poids du geste, l’énergie donnée.

Les volts, clef des fourrures.
Ils percent la laine, franchissent le cuir,
brûlent à peine, mais assurent
que nul sabot n’ose s’enfuir.

Quatre mille pour le cheval calme,
cinq mille pour le bœuf docile,
sept pour la chèvre ou la toison,
huit pour le loup à pas subtil.

Car trois mille volts trompent l’œil,
mais pas la peau, ni le poil.
Ils brillent sans effet,
promesse sans étoile.

Les joules, douleur mesurée.
Deux suffisent au bétail paisible,
cinq pour les chèvres agiles,
huit pour les loups invincibles.

Volts ouvrent la porte,
Joules frappent derrière.
Trop de l’un, trop peu de l’autre,
et l’éclair s’éteint dans la pierre.

Équilibre des deux
voilà la vérité :
6 000 volts en ligne claire,
5 joules au contact, fermeté.

Mais qu’on ne néglige pas la terre :
trois piquets, cuivre ou galvanisés,
enfoncés, espacés, reliés,
car sans retour, le courant s’y perd.

Le sol parle à la machine,
la pluie, l’herbe, la racine.
Tout doit répondre à la loi 
de l’onde, du choc, du poids.

Étude du filet 9 fils TriCond

la soie d’acier qui chante sous la pluie

Un kilomètre de champ,
neuf lignes parallèles,
Trois brins de cuivre par fil,
dans le vent se révèlent.

Résistance : 0,06 ohm au mètre,
lumière du métal discret.
Mais neuf mille mètres en tout
font 540 ohms de secret.

L’animal, lui, pèse 500 ohms 
autant que le fil, presque à l’unisson.
La tension chute alors :
8 000 volts rêvés,
3 848 atteints.

Et pourtant… quatre mille volts suffisent
à faire réfléchir le plus hardi des instincts.
Mais si l’herbe touche, si la terre sèche,
le flux s’amenuise, la bête s’échappe.

Il faudrait dix joules au poste,
pour cinq reçus sur la crinière.
L’équilibre s’atteint ainsi :
force, rigueur, lumière.

Mais tout change, miracle subtil
si les fils sont pontés tous les cinquante mètres :
la résistance s’efface,
le courant s’embrase.

De 540 ohms, on tombe à six ou sept
le champ devient presque parfait.
Et sur la laine, au contact clair,
presque cinq joules dansent, fiers.

Étude du fil, 5 lignes Vidoflex 9

la corde du cuivre étamé, patiente et fidèle

Cinq fils tendus sur mille mètres,
tressés, solides, d’un éclat discret.
Trois cœurs de cuivre, gainés d’ombre,
résistent au vent, à la foudre.

Résistance totale : trois cents ohms,
un chemin franc, sans effort.
Le calcul donne, sage et rond :
8 000 × 500 / (500 + 300) = 5 000 volts d’accord.

Cinq mille volts
juste ce qu’il faut
pour traverser la laine,
rappeler la loi des pâtures.

Énergie demandée : huit joules au poste,
cinq reçus sur la bête, équilibre exact,
ni cruauté, ni mollesse.

Là, la clôture chante,
le cuivre garde mémoire,
et chaque fil raconte
une histoire de territoire.

La science du sol

le retour, l’invisible, la clé

Sans terre, pas de cercle.
Trois piquets, un câble, la pluie.
Sous vingt ohms de silence,
passe le flux de vie.

Un peu d’argile, de bentonite,
de montmorillonite,
et la terre boit le feu
comme une peau bénite.

Filets et faisceaux

ou l’art du pontage régulier

Un filet seul, trop long, trop dense,
fait perdre la force du flux.
Mais ponté tous les cinquante mètres,
il retrouve noblesse et vertu.

Neuf fils bien reliés,
en parallèle de science,
et la résistance s’efface,
comme brume au matin.

Six ohms à peine
et le courant file droit,
portant cinq joules pleins,
presque sans perte ni émoi.

Cinq fils, pareil miracle
douze ohms, c’est tout.
Et même au milieu du champ,
4,9 joules vont jusqu’au bout.

Mais gare aux jonctions faibles,
aux cosses mal serties,
aux herbes qui volent l’énergie,
à la rouille des nuits.

L’entretien, la vigilance
sont l’âme du système.
Sans eux, le plus beau fil
devient poème blême.

Les instruments du vrai

le voltmètre qui lit le temps

Le choc n’est pas continu,
mais pulsé, éclat bref.
Deux battements par seconde,
l’onde part et s’achève.

Un voltmètre classique
lit à moitié la lumière ;
mais l’œil digital, spécialisé,
voit la crête entière.

FenceScope, outil du sage,
mesure, écoute, déchiffre le passage.
Ampères, volts, formes d’ondes 
la clôture devient sonde.

Norme et conscience

le cadre, la mesure, le respect

Nul courant sans loi,
nul fil sans garde-fou.
Cinq joules, la limite,
norme et tabou.

Décret, arrêté, numéro d’or :
60335-2-76 ,
le texte, la règle, la forme.

Car trop d’énergie,
c’est feu sur la peau,
c’est bête brûlée,
c’est homme en défaut.

Mais dans la juste mesure,
dans la tension réglée,
vit la science du respect
et la beauté d’électrifier.

Conclusion

Filets ou fils
deux chemins d’un même art.
L’un tisse, l’autre trace,
mais tous deux séparent
sans jamais blesser.

Pontage régulier, terre profonde,
jonctions soignées, entretien fidèle :
l’électricité devient gardienne,
et la clôture, belle.

Ainsi, entre la bête et le vent,
l’homme écrit un poème de fer et de feu
où chaque volt éclaire la raison,
et chaque joule rappelle
le sérieux du vivant.