Il y a le point classique, le point d’interrogation, le point d’exclamation… Mais il existe également tout un pan de la ponctuation parfaitement méconnu. Surnommée "ponctuation non-standard”, elle propose des marques de ponctuation étonnantes, du point d’ironie au point de dépit mêlé de tristesse, sans oublier l’exclarrogatif ou le point d’amour,
Le Balai des Ponctuations
Ma page était blanche, blanche comme un soleil sans ombre, blanche comme un défi lancé au visage du mot. Et j’arrive.
Ou plutôt elle arrive. La petite, la souple, la maligne. M.A. Virgule. Elle glisse. Elle file. Elle se penche et chuchote : « Hé… respire. Le monde commence ici. » Je cligne des yeux, elle ricane. Elle me prend la main. Elle me tire dans l’entre-deux, là où tout tremble mais rien ne casse, là où la phrase hésite avant de devenir phrase, là où le silence a encore des ailes, , , , , , ,
Le point débarque en costume de ministre. Il tape du pied : « Fini. Point. Stop. Rideau. » ....... Il adore cette fin. . . . . . .
Il voudrait qu’on vive en fermetures, éclair. Mais je le connais, ce n’est qu’un comédien, asthmatique du langage qui adore couper le souffle parce qu’il a perdu le sien. Alors je le laisse jouer. Je lui souris. Puis je l’écarte du chemin d’un geste. Sec, Élégant...
Et voilà que surgissent les points de suspension… Ces trois vagabonds de la nuit, ces trois silhouettes qui marchent en équilibre sur la frontière du peut-être. Ils murmurent : « Attends… regarde… écoute… » Ils font vibrer les portes, ils allument des lanternes, ils transforment la phrase en piste d’atterrissage pour les pensées qui ne veulent pas dormir... ... ... ... ...
Ma page blanche commence à paniquer. Elle croyait m’avoir. Elle pensait que j’allais lâcher. Mais non. Je danse avec les signes. Je les apprivoise, je les taquine, je les retourne. Je leur demande : « Vous me voulez comment ? Sage ? Carré ? Aligné ? » Elles éclatent de rire. M.A.Virgule saute sur mon épaule : « On te veut vivant. On te veut en mouvement. On te veut sans fin. »
Alors ma phrase arrive. Pas une phrase sage, impeccable, repassée. Non. Une phrase fleuve. Une phrase tempête. Une phrase qui refuse de s’arrêter.
M.A. Virgule me souffle, Elle me dit : « Je veux tout. Le début, le milieu, l’après, le presque, le pas encore, le déjà plus, le jamais certain, je veux l’infini qui nous respire. »
M.A. Virgule serpente, elle s’enroule, elle grimpe, elle éclate en volutes, elle rit du point final comme d’un vieil épouvantail perdu au milieu d’un champ désert. Et là, M.A. Virgule, fidèle, gardienne du souffle, danseuse du temps, bat le rythme, doucement, sûrement, car rien ne s'arrête, tout est poursuite, VIRGULE,
Martin K. Speckter, qui fusionne le point d’exclamation et le point d’interrogation, afin d’exprimer une opinion personnelle, tout en laissant une place au doute et au questionnement, pour pouvoir si nécessaire réviser son point de vue…
Le Balai des Ponctuations
Jean Marc Dallanegra Route blancheUn ange sourd à ma demande, s'envole sans retour, un seul battement d'aile pour un livre d'histoires éternelles, je serai certainement dans ces nuages vaporeux, comme une plume descend, éclipsé par la brume, au delà des horizons, au milieu des ponctuations silencieuses sur la mémoires des terres vieilles, à pas comptés, enlisés, dans mes pensées mais un jour, mes anges en auront marre... rien ne les délie, adieu et nos yeux dans cette éternelle courbe infinie de M.A. Virgule, réunis dans le rêve d'hier à aujourd'hui.... elle m'éblouit, m'aveugle l'esprit, jeux de regards...les virgules de pas de fin de phrase... toujours à jamais... que pour celle ci... Virgule,,,
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