17 janvier 2026

WAR



On croyait les princes d’autrefois disparus,
Parchemin moisi, ils tuaient des inconnus.
Mais non, ils sont là, mieux habillés, mieux filmés, mieux armés,
Parlent sécurité, menace, influence, réarmement assumé.
Toujours le même tour, inventer un danger,
Pour justifier la mort, pour faire tomber des vies sur le pavé.

On recrute des jeunes avec brochures brillantes,
On promet honneur, sens, fraternité séduisante.
Mais personne ne leur montre la vérité des guerres :
Corps brisés, gueules arrachées, survivants amers.
“La patrie a besoin de vous”, on leur dit chaque jour,
Mais le pouvoir ne veut qu'obéissance.

Les peuples crient qu’ils ne veulent ni envahisseurs ni sauveurs,
Leurs voix se perdent, ne franchissent jamais les murs des auteurs.
Ukraine saigne, Russie sacrifie les siens,
Afrique brûle, mercenaires et trafiquants sur les chemins.
Europe tremble, compte chars et soldats,
La Chine muscle son jeu, la Corée envoie ses signaux haut là-bas.

On bénit encore les drapeaux, pour l’absurde total,
On envoie des garçons brûler leurs illusions fatales.
Dieu est remercié quand dix mille tombent dans la poussière,
Mais pas pour un voisin, ami : tout est calculé, rien n’est sincère.
Service militaire, préparation armée, séduire la jeunesse,
Mais qui connaît la guerre ? Qui connaît sa détresse ?

Ce sont les puissants qui exigent que d’autres meurent pour leur caprice.

Il est temps de voir clair,

De comprendre que le monde s’entête et se fourvoie.
Dans la confusion et l’absurde,
Il faut crier sa vérité,
Exposer l’injustice, révéler la manipulation,
Refuser de tomber dans le piège des illusions.

En vingt‑vingt‑cinq, il y a mieux à faire
Que de rejouer les vieux jeux de guerre,
Que de sacrifier des vies pour la gloire,.
Aimer son pays, c’est protéger la vie,



02/25



L’homme se tient debout dans le matin du monde,
Étonné d’exister, inquiet de durer...
Il regarde l’horizon , cherche une réponse,
Le monde ne répond pas.
Il offre seulement le vent, la pluie,
Le passage du temps,

Alors l’homme invente des récits,
Pour ne pas tomber dans le vertige du vide.
Il nomme des ennemis, trace des lignes sur la terre,
Et appelle cela un destin, elle naît souvent ainsi, 


Désir d’être utiles, de plus grand qu’eux.
Les jeunes avancent avec le cœur ouvert,
On leur tend des mots lourds, honneur, patrie, courage,
Comme on tend des torches dans l’obscurité.
Rien ne leur dit que la guerre ne révèle pas l’homme :
Elle le suspend, elle le fragmente, 

Sur les champs de bataille, la mort n’a pas de visage sacré.
Elle vient sans message, sans justice,
Comme une fatigue du monde.
Et l’homme découvre alors une vérité nue : Il peut disparaître,

Les peuples murmurent ne pas vouloir mourir pour des récits.
Leurs voix se perdent dans le bruit des stratégies.
Là où ils parlent de vies, le pouvoir répond en chiffres.
Là où ils demandent du sens, il propose l’obéissance.

On invoque Dieu, l’histoire, la mémoire des anciens,
Pour donner à la mort la forme supportable.
La guerre est toujours décidée loin des corps,
Dans des pièces closes où le temps ne saigne pas.
Elle exige que l’homme accepte de devenir un moyen,
Et non plus une fin.
C’est là, peut-être, la véritable défaite de l’humanité.

Il arrive pourtant un instant de clarté.
Un moment où l’homme comprend
Que le monde n’a pas besoin d’être conquis pour être habité.
Que l’absence de sens n’est pas une condamnation,
Mais une invitation à choisir.

En deux mille vingt-cinq, aimer son pays pourrait signifier
Refuser de nourrir la mort.
Choisir le vivant, non par naïveté, par lucidité.
Dans cet univers silencieux,
La seule réponse digne
Est celle que l’homme invente
En protégeant la vie. Aimer






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