03 janvier 2026

TSLIM tubulure

Pompe TSLIM en boucle fermé, le pied! 

j'ai coincé la tubulure dans l'accroche rotative de la protection de pompe... La glycémie monte... et monte, j'ai donc injecté 10 u. en bolus , rien, j'ai repris la seringue et 10 de mieux... et j'ai constaté (trop tard)le blocage de tubulure à sa base! mais lorsque l'algorithme reprend après correction et changement réservoir, tubulure cathé, la pompe ne peut pas savoir que toi tu as injecté 10 de mieux... alors tu pries si quelqu'un écoute encore...toujours inspecter le circuit de distribution avant prise de décision...

Cela m'a permis de l'écrire

Beautiful, Disobedient Elle ne surgit pas. Elle circule.

Belle et désobéissante, elle passe sous la peau comme un courant sourd. Elle glisse entre les muscles, pince sans éclat, presse sans bruit. D’abord subtile, puis insistante. Rien de spectaculaire. Juste une présence qui ne lâche pas. Les nerfs vibrent. Les yeux voient trop et pas assez. Le cœur ajuste son rythme. Chaque pulsation tente de tenir. Elle n’est pas seulement crainte : elle est chaleur, tension, frisson intérieur. Une intensité basse, continue.

Le corps sait avant l’écran. Toujours. La glycémie commence à dériver. Lentement. Inexorablement. Comme si le corps parlait une autre langue. Les chiffres montent sans cause claire. La machine calcule. Le corps contredit. L’esprit observe : tendu, vigilant, ... déjà fatigué. 

La pompe respire au rythme du ventre. Cathéter plié, peut-être. Tubulure pincée. Une bulle d’air. Un millimètre de trop ou de moins. Rien de visible. Rien d’héroïque, non plus. 

Juste ce doute précis : ça ne passe pas. Alors on recommence. Geste appris par cœur. Presque liturgique. Changer. Purger. Relancer. Attendre. Attendre que l’insuline, tiède et invisible, trouve sa route sous la peau. Attendre que la boucle se referme, que l’algorithme reprenne prise, que l’ordre promis revienne.

Parfois, la colère. Pas explosive. Dense. Ancienne. Celle de devoir encore défaire et refaire. Changer le cathé! Relancer la boucle. Compter les minutes. Voir chaque chiffre comme une accusation muette. Parfois, le geste d’avant. La seringue. La correction manuelle. Acte de survie plus que de défi. Et le risque silencieux : la machine n’a pas dit son dernier mot. Elle corrige à son tour. Trop tard. Trop juste. 

Mais Beautiful, Disobedient n’aime pas les incertitudes. Elle glisse entre les algorithmes. Elle sourit quand la machine annonce une correction parfaite et que le corps bascule de l’autre côté. L’hypo arrive, sournoise, sans fracas. 

D’abord une chaleur étrange. Puis une légèreté inquiète. Le réel se décale d’un demi-ton. la musique devient bruit de fond. Les gestes deviennent flous. La pensée se fragmente. C’est la surveillance de soi. L’attention extrême portée à chaque signal. Habiter un corps qui négocie sans cesse avec une matière instable. Savoir que le contrôle est un mirage utile, jamais une promesse tenue.

Là où la maîtrise échappe. Là où la machine révèle sa fragilité. Là où le corps rappelle qu’il n’est pas programmable, la pompe aussi a le droit de faillir. C’est peut-être cela, le point aveugle. 

On attend d’elle la constance. La précision. La fidélité. Mais elle reste une interprète imparfaite du vivant. Et le vivant ne se laisse pas réduire à des courbes. Alors la question revient. Pourquoi. Comment. Non pour accuser. Pour comprendre. Pour continuer.

Cette vie une cohabitation tendue. Entre chair et machine. Entre chiffres et sensations. Entre contrôle et lâcher-prise. Cathéter tous les trois jours. Capteur tous les dix. Jour et nuit. Bips. Vibrations. bips, réveil ...  partition discrète. 

Et dans ce vertige charnel et parfois déroutat, il reste quelque chose d’indestructible : Pas comme une panique, pas comme une peur identifiable, mais comme une dérive interne, une montée silencieuse que le corps perçoit avant les chiffres. Beautiful, Disobedient ne part pas. Elle accompagne. Elle rappelle que le corps n’est pas une équation, 





12/25




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