01 janvier 2026

GJ / 12/2018 / ROW / AHOU AHOU AHOU

Ce mouvement, né d’une force spontanée et populaire, a su rassembler des colères contre un pouvoir perçu comme injuste. Quelle aura été la plus grosse manifestation en France ? celle du 11 janvier à Strasbourg. Le nombre total de manifestants à travers la France est estimé par le ministère de l'Intérieur à plus de 4 millions sur les deux journées, dont plus de 1,5 million le dimanche 11 janvier à Paris, ce qui en fait le plus important rassemblement de l'histoire moderne du pays. AHOU AHOU AHOU

                                  24/11/2018

le mouvement apparaît en octobre 2018 et donne lieu à de nombreuses actions à partir du 17 novembre 2018 : des blocages d’axes routiers et de carrefours giratoires sont organisés, notamment en province, et des manifestations nationales se tiennent chaque samedi, ces dernières étant plus médiatisées.

Première Ligne — Final Intentionné

Fin de jour.
Les rues se replient dans l’ombre.
Nous avançons, premiers rangs, muscles tendus, cœurs battants,
frôlant les barrages de l’autorité, murs de métal dressés
frein à la colère, pour retenir nos cris. AHOU

Le gaz  brûle les yeux, la gorge, le souffle court.
Poussière et fumée dansent, invisibles mais tangibles,
avertissement, loi de chaos.

Gyrophares rouges et bleus partout.

Nous sommes encerclés. AHOU
Le monde se referme, rapide, impitoyable, inexorable.

La course commence.
Fuite dans les champs, ruelles étroites,
poursuites toniques, jambes en feu, souffle haletant.
Chaque cri fracture l’air, chaque pavé résonne.
les ordres sifflent, la nuit devient un piège mouvant. AHOU

Et pourtant…
Il y avait les ronds-points, jaunes, faits de palettes,
cabanes de fortune dressées comme autant de refuges.
Cafés fumants, mains serrées, regards, visages,
discussions timides ou enflammées,
corps qui se réchauffent, cœurs qui s’allient.

La peur est totale, physique, mais la solidarité persiste.
Le mouvement tremble mais le front reste levé.
Chaque cri, chaque geste, chaque souffle : tenir la ligne, résister, exister.

GAV, minutes suspendues derrière les portes,
silence oppressant, mémoire des rues et des pavés :
tout devient cicatrice, souvenir incandescent.
Nous sommes vivants, haletants, encerclés, mais debout.

Faut-il tout reconstruire, plus tard, autrement ?
L’urgence est là.
Sommes-nous prêts à l’entendre, à la saisir, à la comprendre ?

Nous marchons encore, dans la mémoire de ces années,
dans le souvenir des cris et du silence,
dans la beauté indicible d’avoir été ensemble,
même lorsque tout semble se répéter.
L’indicible beauté de ce que nous avons été,
entre colère et foi,
entre présent digéré et futur à inventer.

Mais nous savons ce que c’est que de se tenir debout,
regarder l’injustice en face,
et y répondre, même à mains nues,
dans la fumée du gaz, le fracas des barrages,
la course haletante,
et la chaleur fragile des cafés sur les ronds-points. 

AHOU AHOU AHOU


Pourtant, son absence de vision claire et structurée l'a conduit à l'échec. Le 16 mars 2019, une manifestation particulièrement violente déclenche un inexorable essoufflement du mouvement et les confinements liés à la pandémie de Covid 19 en 2020 et 2021 le mettent à l'arrêt. Ce mouvement reste néanmoins actif : il participe au mouvement contre le projet de réforme des retraites de 2019-2020, au mouvement d'opposition aux mesures de lutte contre la pandémie de Covid-19 et au mouvement contre la réforme des retraites de 2023.  

                           Belfort 7/01/2023

Dans un rapport publié le 14 décembre 2018, Amnesty International dénonce un « usage excessif de la force » contre des manifestants pacifiques, des fouilles et arrestations abusives (notamment sur des street medics), ainsi que les conditions « inhumain[es] » de l'interpellation le 3 décembre à Mantes-la-Jolie de 148 lycéens, agenouillés et menottés pendant plusieurs heures

Le Gilet Jaune, çà te colle à la peau ! Dimanche je croisais des personnes qui ne savaient pas ou ne veulent pas savoir que les GJ avait un lieu où les réunions battent le plein...une page FB ... D'autres me contaient que l'essence avait baissé et que ce mouvement n'avait pas utilité de se poursuivre. Une autre personne me disait que les GJ se rassemblaient le samedi pour marcher à pied et que ces GJ étaient contre l'utilisation de l'automobile, enfin pour finir sur ce grand déballage je partage mon existence avec des êtres qui ne veulent pas s'enliser dans un groupe plus large que leur ego et qui ma foi se suffisent à eux mêmes et préfèrent rejoindre la tribu des bienheureux....et de Dieu pour tous.

Alors quelle leçon en tirer ??? Comment s'exprimer et communiquer ? Je ne vais rajouter des "Et si et des ya ka, y faudré kon, "mais opterait pour trouver utilement des solutions..ENSEMBLE.

L'urgence avant que le commun des mortels inondés d'in- formations ne voit dans les GJ que des campements de "gitans", des feux follets la nuit , des anarchistes violents casseurs voleurs prédateurs anti la république, qui piétinent chaque samedi sur les ronds points et troublent les nuits des citoyens fatigués.ENSEMBLE

Comment inviter la société à s'interroger et à s'inviter à partager le temps d'une escapade au "campement " des GJ, diffuser de l'information claire et précise. ENSEMBLE

Oublions les tensions, elles restent légitimes dans la durée de ce rassemblement. Unissons nos différences et cultivons nos contraires. Nous nous devons de trouver une issue visant à pérenniser nos lendemains.ENSEMBLE

Cela impliquera de (ré)inventer notre projet ou de revoir ce qui a était la base de sa création. Cela implique surtout de créer les conditions pour élargir le nombre de celles et ceux qui soutiennent les GJ . ENSEMBLE

A nous aussi de sortir de notre confortable campement ! Et tel ce sparadrap qui te colle, faisons en sorte qu'il se prenne à la réflexion de chacun. A deux mains....ENSEMBLE, avec force et joie


TRANSITION ÉCOLOGIQUE, JUSTICE SOCIÉTALE, JUSTICE FISCALE, vaste programme! Etre et faire dans un système qui doit, devrait m'accompagner. ... réflexions. ...


Ce qui se déroule devant moi est la concrétisation de ce que je suis et fais. Je ne connais pas mes limites et ne connais pas non plus la capacité d'un peuple à oser, à proposer, à adapter, à se prendre par la main. Les valeurs et notre capacité à défendre un droit n'ont pas de limite. Ces limites ne peuvent être prises en considération qu'au moment où nous essayons. ..

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Ma réflexion ne pourrait se limiter à un hexagone, j'appelle les " humains terrestres" à s'engager contre l' économie mondialiste, vecteur de nos maux présents, d'être force de propositions afin de persuader les politiciens et dirigeants d'entre-prises que leurs actes et dénis sont source de nuisances pour l'homme, les éco-systèmes et la planète. Pour la vie et sa survie. ...


TRANSITION ÉCOLOGIQUE, sobriété et efficacité énergétique. 

Cela fait + de 40 années que l'on m'en parle... Il serait temps d'agir! Construire une transition écologique impliquerait de mettre en place des mesures ambitieuses, comme cette taxe carbone mais à quoi sert-elle si ce ne sont que les français qui y contribueraient, à défaut de la planète!!! . Il est nécessaire de proposer des mesures d’accompagnement, pour atténuer les effets sur les ménages et secteurs d’activités les plus fragiles. Ces mesures doivent avoir le double objectif de répondre à une urgence de moyens, le paiement des factures des ménages en situation de précarité énergétique, et d’améliorer durablement les conditions de vie, le tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, la rénovation thermique des logements, aides concrètes et réfléchies, prime vélo et non diesel pour un diesel,taxation du kérosène. ...

Construire une transition écologique juste implique également d’accompagner les transformations de certains sites industriels (nucléaire, centrales électriques au charbon ou ceux de l’industrie automobile), les secteurs d’activités (transport routier- ferroutage) et territoires particulièrement touchés par des politiques de la transition écologique, les territoires ruraux très dépendants de l'automobile. Il s’agit de soutenir l’émergence des projets alternatifs en anticipant les problématiques. ...

Construire une transition écologique signifie d’arrêter l’opposition entre les politiques climatiques, la lutte contre le chômage et la pauvreté et les politiques économiques. Il est plus que jamais nécessaire de construire des passerelles pour un monde juste. ...


JUSTICE SOCIÉTALE, adaptation et reconnaissance


La justice sociale se doit d'exister entre la société et les membres qui la constituent . Elle doit instaurer un système de répartitions, où chaque individu a et conserve les mêmes chances de réussite tout au long des situations de sa vie d'individu : l’égalité des chances. Les adaptations impliquent des corrections sociales, financières ou culturelles. afin de reconnaître chaque être pour ce qu'il est. Quelles garanties? Élèves, lycéens, étudiants, éducation, actifs, santé, justice retraités, personnes en situation de handicap. ...


JUSTICE FISCALE, responsabilité et redistribution


Je ne vais pas réinventer les fondamentaux de l’impôt : ils existent,. Il s’agit avant tout de les réhabiliter. Ainsi, l’égalité des contribuables devant l’impôt est posée à l’article 13 de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen qui établit que « la contribution commune …. doit être répartie entre tous les citoyens en raison de leurs facultés ». Cet article définit simplement la justice fiscale, impactée par les choix fiscaux de ces vingt dernières années. Toute réforme fiscale se doit donc de revenir sur ce qui a affaibli ce principe. L’égalité devant l’impôt passe donc par une organisation efficace de la gestion du contrôle et du recouvrement de l’impôt : Elle passe, au sein de la Direction générale des finances publiques, par des moyens humains, juridiques et matériels adéquats. Tout le monde n'a pas l'Internet. Citoyens et grandes entreprises, multi-nationales, actionnaires. ...

L’égalité devant l’impôt suppose que les intérêts particuliers, les lobbies n’interviennent pas dans l’élaboration du droit fiscal. Pour ce faire, les services concernés doivent eux aussi disposer des moyens adéquats et ne pas dépendre des interventions extérieures, porteuses d’intérêts particuliers qui peuvent se heurter à l’intérêt général... que la loi est censée servir et garantir. … baisse des taxes sur les produits de première nécessité. ...

Un partage réellement équitable des richesses au sein des grandes entreprises, la lutte contre l'évasion fiscale pour financer les services publics, la défense d'un impôt juste et progressif. ...


EN guise de RÉSUMÉ

GILETS JAUNES 2018...   ,,,

Ma vision de la société serait que nous arrivions à une période de transition obligée. Mais quel changement! 

J'attends des actions de propositions, d'adaptations responsables et réfléchies. Je me sens débordé devant le flot continuel du mal être, des injustices, des souffrances et du non respect de la l'homme et de la vie. J'ai envie de crier mon incapacité et ma révolte, mes résignations! ...

Le bien être tant prôné ne doit pas oublier les causes du mal être, notre société doit se regarder. Seul, avec mes ID, dans mon jardin protégé, je ne suis rien sans vous tous et un chacun. ...


Ce qui me vient ici et maintenant, de A. à Z. Ne pas céder, construire, défier.. ...

- Agrobio - Baleines - Coquelicots - Détox - Education - Fraternité - Gestion participative - Habitat - Inspyr - Joie - Kaos - Liberté - Migrant - Nourriture - Obsolète - Paix - Qu'est-ce Qu'on Fait - Responsable - Solidarité - Tribus autochtones - Univers - Vélo - Wild life - XeXtinction Rébéllion - Yaka - Zad planète - ........

Plus globalement, j'accuse l’État de ne pas avoir mis en place les mesures nécessaires pour atténuer et pour prévenir le changement climatique. "Quand Emmanuel Macron explique que la transition écologique est trop chère, il se trompe d’époque !

Je désire une société plus juste et égalitaire, dans laquelle les populations vulnérables sont accompagnées vers la transition." 

TRANSITION oui - justice SOCIALE oui - justice FISCALE oui

J'ai signé la pétition

Qui étaient ils?

Ce que je vois aujourd'hui est un rassemblement affranchi des différences : les mains sont tendues, le sourire ouvert et les yeux te regardent sans question, sans attendre. Des mains caleuses et la douceur de peau se côtoient pour construire un demain, un possible.

Je suis assis face à eux, un brasero chauffe la scène : tout autour, réchauffés, j'entrevois ma mère, mon père, un parent, un retour du passé. Des gens aux traits marqués : fiers aussi, eux dont on ne parle quasi jamais, ringards, paillards me disent certains. Je bondis, le mépris entrevu insulte le gilet jaune qu'aurait porté mon père!

Il m'est dit : Alors les Gilets Jaunes, des "casses os". Pourquoi ce mépris, comment diminuer ces gens qui souhaitent un lendemain juste, équitable, respectueux de l'homme comme de la Nature. Je vois Les Gilets Jaunes oubliés par une population dans le dénie, sacralisée au bien être personnel sans qu'elle ne recherchent forcément la cause du mal qui ronge notre société.

Oloron est tranquille, mais quand Paris ou les villes s'engrognent, défilent alors, insultes et irresponsabilités des actes : La violence exprimée dans une vitrine brisée efface les vies détruites, désocialisées, par une société égoïste et en voie de déshumanisation. Je partage le pain, j'accompagne des personnes qui osent à mi-mots avouer leur cri de révolte : manquer, ne pas se soigner, compter. Eh oui, ensemble ils grognent, leur révolte!

AHOU AHOU AHOU

Là où il fallait proposer des réformes ou une orientation politique, le mouvement des GJ s’est perdu dans des revendications disparates, mêlant des idées pertinentes à des propositions irréalistes. Sans pensée directrice, ce mouvement heterogeneous provoque l’éclatement : les colères unies contre le pouvoir sont en réalité antagonistes entre elles.

À l’origine, ce mouvement était une révolte venue de la base, sans affiliation partisane. Mais son manque de structure a permis aux partis d’opposition et aux casseurs de le parasiter, notamment lors des violences du 1er décembre, qui ont dégradé son image et menacé son existence.

Pourtant, ce mouvement était aussi suprapolitique : il faisait appel à la morale et à la justice dans un pays où le pouvoir favorise les privilégiés et écrase les défavorisés. Initialement non violent, il a utilisé des contraintes sur la circulation pour se faire entendre. Mais la violence des casseurs, puis les réactions qui en ont découlé, ont fini par le discréditer.

Son avenir, a été un éveil, prise de conscience plus profonde. L’obstacle n’est pas seulement le pouvoir en place, mais le pouvoir multiforme du profit, qui a colonisé les institutions et les esprits. La vraie lutte devrait être celle d’une politique de civilisation, une refonte radicale pour régénérer la biosphère, dépolluer les villes, revitaliser les terres par une agriculture durable, et repenser nos modes de vie.

Ironie de l’histoire : en s’opposant à une taxe écologique mal présentée, ce mouvement a involontairement sapé la cause même qui pourrait le sauver. Car le vrai combat est bien là : dépolluer nos énergies, nos villes, nos sols, notre atmosphère, notre alimentation, nos vies et ainsi, affaiblir l’emprise du profit.

 Les "gilets jaunes" n’ont fait que combattre les symptômes, non les causes. Reste à voir si une voie positive pourrait à nouveau émerger de ce chaos, ou s’il faudrait tout reconstruire, plus tard, autrement. L’urgence est là.















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