02 avril 2026
RENCONTRE un CONNU
31 mars 2026
Le TEMPS
Le temps, n'a plus d'heure
Scène du film "Il tempo si è fermato"de Ermanno Olmi
On a déplacé l'heure. Une seule heure. Personne n’a demandé au temps s’il acceptait. Les horloges ont obéi. Les écrans ont suivi. Tout semblait à sa place, décalé, assurément tenable.
Mais le temps a commencé à résister, par endroits. Une minute qui refuse de finir. Une autre qui disparaît sans trace. Des gestes interrompus , on corrige. On recommence, l’erreur persiste. Les regards ne tombent plus juste. Les voix se croisent sans se rencontrer. Ces instants où tout ralentit , sous contrainte, est une réponse.
Le temps agit,,, Il isole. Il étire. Il coupe. Comme une force qui apprend. Qui teste. Les horloges sont devenues inutiles. Ou complices,,,
Le matin attaque sans prévenir. Trop tôt, trop brutal. La nuit tombe d’un seul coup, sans transition. Les jours ne se succèdent plus, ils se heurtent.
Les instants deviennent trop longs. Certains sont projetés en avant, sans passage. On se parle, mais les phrases arrivent trop tard. Toujours trop tard. Et puis il y a ces arrêts.
Le monde suspendu, dense. Hostile. Une volonté.
Le temps se referme. Il resserre. Il encercle. Il broie. Mais où aller, quand chaque seconde devient un territoire incertain ? secondes mouvantes, on attend.
Ce qui vient ne suit plus. Et ce qui reste ne part plus. Le temps ne passe plus. Il avance. Contre nous.
OPACITE MOUVANTE
OPACITE MOUVANTE, une ombre, secrète, résistante, qui vit, qui bouge, et se laisse traverser. Une main tendue vers cette ombre dense, vers ce qui, en nous, résiste et danse.
Tarik KiswansonIl est des empreintes qui ne consentent ni à la clarté du souvenir ni à l’oubli, elles impriment dans une densité silencieuse, brûlante : le corps en devient l’archive, archive d’un passage imperceptible. Rien ne s’efface, tout se replie, se concentre, opacité vivante qui refuse le dicible et maintient la tension intime. Les mots y glissent, inefficaces sur une mémoire lissée, aucune sensation claire, seule une altération continue : le corps absorbe le monde et en garde l’écho.
Dans cet écho, qui ne serait ni souvenir ni, oubli, la sensualité trouble se déploie. Elle naît de la matière même du corps, de cette capacité à sentir sans nommer, à percevoir sans saisir, à frôler le monde et soi-même en même temps. Ombre dense, sans contours ni visage, elle frôle, caresse et mord, reliée à l’intensité de ce que le corps retient et refuse de dire.
Le temps cesse de transformer, il épaissit, densifie, suspend ce qui persiste. L’être n’est plus celui qui se souvient ni celui qui oublie, mais celui qui porte, ici, ce qui résiste à toute parole.
La parenthèse s'entrouvre, un souffle circule : la brûlure se mêle au trouble, le corps s’éveille à la mémoire d’un frôlement ancien, d’une caresse invisible,,, dans cette dérive lente, une existence plus légère et mouvante se déploie, palpitante et entière,,,
De cette ouverture renaît une empreinte, mémoire et désir, gravité et légèreté. L’être, surpris, se laisse traverser, sans retenir ni chercher, dans la permanence incandescente de ce qu’il est, une lecture vivante qui ne cesse de s’inventer dans le sillon du temps,,, du temps,,,
j'ai repris Fenêtres de Tarik Kiswanson une expo qui aborde des questions de déracinement, de transformation, de multiplication, de désintégration, de mémoire et de temps, à la fois très proche et très lointain. Comme le corps et l’identité qui conservent toujours quelque chose d’insaisissable,,,
30 mars 2026
FISSURES
Fissures
Les corps ploient, tremblent, vibrent comme des flammes. Ils tanguent, craquent, grincent, éclatent sous le souffle du monde. Rien n’est droit, rien n’est sage, et tout vacille.
Ce qui brûle en eux n’est pas la paix. C’est un chaos profond, vorace, qui ronge de l’intérieur, fait saigner la peau, vibrer la chair, exalter l’âme. Un feu sourd qui déchire, consume, révèle. La folie de l’être se montre, fugitive, éclatante.
On nous apprend à aimer les corps polissés, les visages lisses, les silences bien coiffés. Mais entrer, toucher la faille, là où ça mord, là où les limites se confondent… chaque contact devient étreinte de feu, chaque regard, une morsure. Le sang s’emballe, la respiration se heurte. Chaque baiser brûle, chaque effleurement fracture. Des fissures s’ouvrent, la raison vacille, et le désir explose.
Oser. Laisser la peau parler, laisser le corps hurler, laisser le feu se tordre, plier, s’enivrer. Dans ce tumulte sauvage, cette tension qui fait battre la vie, naît une beauté brute, indomptable. Une beauté qui mord avant de caresser, qui brûle avant d’aimer, qui déchire pour révéler. Une beauté qui transforme chaque instant en abîme, chaque mouvement en danse suspendue.
Viens. Sois. Laisse-toi traverser. Consume-toi dans l’élan. Entends les corps parler sans mots, laisse le feu passer, et, pour un instant, sois entier, consumé, vivant. Sans promesse, sans retour, simplement là.
un texte désirant traduire ce qui vit, brûle, bouscule, dans son intensité viscérale, poésie charnelle, transformation du désir et de la douleur en lumineux, sauvage.
29 mars 2026
TITOUN des BAOUS
La maison et la citerne occupaient le point le plus haut du terrain.
"L’eau et l’abri doivent veiller ensemble ", me disait-il, la voix râpée, usée comme ses mains, comme la pierre qu’il retournait depuis toujours. Le vent semblait s’être logé dans sa gorge, y avoir creusé des sillons.
À dix-sept ans, je n’entendais que des mots. Je ne savais pas encore que c’était une clé, une de ces vérités simples qui ne s’ouvrent qu’avec le temps, et de fatigue dans le corps. Il y a des rencontres qui arrivent trop tôt pour être saisies. Des mains tendues qu’on laisse en suspens, faute de savoir les reconnaître. Des héritages silencieux qui restent au bord de nous, mûrs, prêts, mais que nos paumes distraites laissent tomber.
Titoun m’observait parfois sans rien dire. J’étais près de la citerne, penché sur l’eau sombre, les doigts trempés jusqu’aux jointures, cherchant un peu de fraîcheur. La pierre était tiède sous mes avant-bras, presque vivante. " Tu pourrais reprendre, un jour… " Sa voix passait à peine, mangée par les cigales, comme si elle venait du sol lui-même. " La terre attend. Elle a besoin de quelqu’un qui écoute. "
Je n’avais que dix-sept ans. Pour moi, la terre n’était qu’un décor. Une toile immobile devant laquelle je rêvais de lignes droites, d’asphalte lisse, d’une vie sans résistance, ,,, une vie qui glisse. Je ne savais pas encore que la beauté s’attrape dans ce qui oppose, dans ce qui use les paumes. Lui savait. Il savait que les murs de pierres sèches tiennent par le poids des gestes répétés, par l’attention presque obstinée de ceux qui, avant lui, avaient posé chaque pierre en pariant sur l’invisible.
" Regarde. " Il désignait les serres blanchies, la chaux encore poudreuse sur ses doigts crevassés. " Ici, on ne force pas. On attend. La lumière fait le reste. "
Je croyais qu’il parlait des fleurs. Aujourd’hui, je sais qu’il parlait de nous. Je me souviens surtout de ses silences. Ils avaient une densité, une épaisseur que les mots n’atteignaient jamais. Il marchait devant moi, sur le chemin étroit. Grillou, son chien, avançait collé à ses talons, le corps bas, attentif, comme cousu à sa présence. " Les chiens, eux, ils savent où est leur place. ",,, Sa main tombait parfois sur l’échine de l’animal, geste bref, sans regard. " Ils n’ont pas besoin qu’on leur explique. "
Je suivais sans comprendre que tout était déjà là. Dans la façon d’éviter une pierre. Dans le geste de repousser une branche sans la casser. Dans ce pas posé juste où il faut, ni trop tôt, ni trop tard.
"Les oliviers…" murmurait-il, la paume posée à plat contre leur tronc noueux, rugueux comme une vieille cicatrice. " Ils savent plier. Ils savent durer. " Je n’entendais que le vent.
Je ne voyais pas encore qu’il me montrait comment tenir. Le matin du départ, la terre était sèche, déjà chaude. Je partais pour la ville, pour les études, pour cette vie lisse dont je voulais croire qu’elle m’épargnerait l’effort. Il m’a tendu un pot d’iris. Ses doigts étaient tachés, la terre incrustée dans les plis de la peau. " Pour te souvenir. " ,,, Un temps, un regard, un sourire,,,
J’ai pris le pot avec un sourire, moi aussi, léger, presque poli. Je n’ai pas vu que c’était une manière de me retenir sans me retenir. Une dernière tentative, douce, pour que quelque chose en moi reste accroché ici. Les années ont passé. Ailleurs, j’ai appris que rien ne tient sans effort. Que le bonheur n’est pas donné, mais façonné, à la main, souvent maladroitement. J’ai appris à tenir sur des pentes, à descendre quand il faut agir, à remonter quand il faut veiller.
Aujourd’hui, lorsque je m'arrête, quand je ferme les yeux, tout revient avec une précision presque douloureuse : la lumière dorée sur les terrasses, l’odeur sèche des herbes écrasées, Titoun penché sur ses arbres, et Grillou, immobile, ancré au sol comme une pierre vivante.
Je ne sais pas ce qu’est devenue la maison. Ni la citerne. Ni les iris. J’imagine quelqu’un d’autre, maintenant. Quelqu’un qui écoute peut-être mieux que moi. Quelqu’un qui entend le moteur du Staub au loin, et comprend déjà que ce bruit fait partie de lui. Les oliviers, les murs, la lumière des Baous, tout cela a fini par me façonner, lentement, comme l’eau polit la pierre sans jamais se presser. Aujourd’hui, je sais.
Je sais ce que c’est que de plier sans rompre. Et, enfin, je sais ce que je dois à celui qui ne m’a jamais retenu.
Staub PP6B 195...8
28 mars 2026
COMEDIE des AIGUILLES
La comédie des aiguilles
Ah, remettre les aiguilles dans leur folie saisonnière, danse imposée où l’on prétend faire mentir nos horloges deux fois l’an. Elles s’en amusent plus qu’elles ne s’en offusquent : depuis un demi siècle, nous les poussons en avant au printemps, comme pour deviner l’été, puis nous les retenons à l’automne, comme pour retenir la lumière. Organisation du temps ? Non. Travestissement élégant, tentative maladroite de dompter l’indomptable.
« Je me plie, je décale, j’obéis à vos décisions humaines, » murmure l’horloge, fidèle en apparence. Mais au fond, elle sait bien que ce mouvement n’est qu’un jeu de dupes, un vertige auto-imposé pour croire, l’espace d’un instant, que l’on dialogue avec le soleil, que l’on négocie avec l’aube et le crépuscule. Pourtant, quelque part, un coq persiste à chanter sans jamais se soucier de vos ajustements, vérité vivante, souveraine et moqueuse, que vous n’osez contredire.
Pendant que vous avancez mes aiguilles d’une heure, avec ce sérieux solennel, je sens vos corps hésiter, vos sommeils se troubler, vos rythmes se désaccorder. Preuve intime que le temps vécu ne se laisse pas déplacer aussi facilement que les chiffres. Vous continuez à vivre, à aimer, à attendre, qu’il soit une heure de plus ou de moins, et je deviens alors moins une mesure qu’un théâtre discret, où se joue votre désir de maîtrise et votre incapacité délicieuse à y parvenir.
Je ne gagne ni ne perds jamais une heure. Je ne fais que vous observer, vous qui tentez de la déplacer avec ce sérieux touchant, à chaque pas que vous posez, TIC, TAC, trottinant sur le sillon de la vie.
« Nous prétendons souvent maîtriser ce que nous ne faisons que contourner. »
25 mars 2026
HEY
Hey, si tu avais une chance, une opportunité de saisir tout ce que tu as toujours voulu, en un instant, la saisirais-tu ou la laisserais-tu passer ?
Je connaissais la morsure. Cette injonction sèche : ne pas rater, prendre, s’imposer au moment exact où tout peut se jouer. Lose Yourself de Eminem frappe droit, sans détour, une ligne tendue vers la prise.
Puis la voix a changé. Elle n’a rien adouci. Elle a déplacé la violence. Dans la voix de Maria Fiselier, l’élan ne se projette plus, il s’enfonce. Il ne conquiert pas, il expose. Chaque mot semble venir de plus bas, du souffle, de la gorge, d’un lieu où le corps hésite entre retenir et céder.
Ce n’est plus une montée, c’est une pression.
Look… if you had one shot…One opportunity…une seule traversée, peut-être
Quelque chose serre, insiste, cherche à passer. La phrase ne commande plus, elle tremble. Elle garde la même exigence, mais elle ne s’adresse plus au monde , elle s’adresse à ce qui, en soi, résiste encore. Alors il ne s’agit plus de réussir. Il s’agit de ne pas fuir.
Would you capture it… or just let it slip ? le retenir… ou le laisser passer à travers soi
La musique ne pousse pas en avant, elle rapproche. Elle oblige à sentir. Le battement n’est plus un rythme, c’est un contact. Une pulsation contre laquelle le corps ne peut pas mentir. Et dans cette proximité, tout devient plus ,,, risqué.
Car se perdre, ici, n’a rien d’un geste héroïque. C’est une exposition. Une manière de laisser tomber ce qui tient, pour voir ce qui reste quand il n’y a plus d’appui. La voix ne donne pas de force. Elle enlève les protections. Elle laisse à nu.
In the moment… you own it…non pas posséder, mais être traversé
Et dans ce dénuement, quelque chose insiste encore, plus dense, plus trouble : une présence qui ne cherche pas à gagner, mais à être traversée jusqu’au bout. Alors la question change. Il n'est plus possible de tricher.
Non plus : es-tu prêt à saisir ta chance ? Mais : es-tu prêt à te laisser atteindre ?
Non pour saisir. Mais pour laisser passer à travers toi ce qui, un instant, cherche à exister.
DES MILLIERS
Ils sont des milliers, proches, à se frôler, jamais ensemble. Ils se regardent, se cherchent dans le mouvement qui les porte,
23 mars 2026
TIMOTHY
Ligne de crête
Je ne le connaissais pas. Pas vraiment. Nous avions échangé, simplement, comme parlent ceux qui fréquentent les mêmes lisières sans habiter les mêmes mondes.
Moi, je posais des fils. Des limites traversées de courant, pour tenir à distance ce qui pouvait prendre. Des brebis à protéger, un territoire à contenir. Dans les Pyrénées, l’ours passait parfois. Discret. Mesuré. Nous dormions malgré tout, derrière l’enclos, dans cette illusion maîtrisée d’un équilibre possible. Lui refusait cela. Lui, se nommait Timothy Treadwell.
Aucune barrière. Aucun retrait. Il parlait de protection, mais c’était une autre forme. Une présence offerte, sans médiation, comme s’il fallait se donner entièrement pour être accepté.
Il n’était pas seul. Elle était là, à ses côtés. Elle l’avait rejoint. Amy avait croisé, compris peut-être, ou voulu croire avec lui. Je me suis souvent demandé ce qu’elle voyait. Un homme libre ? Un homme juste ? Lui mettait en scène sa vie dans la nature sauvage, allant même jusqu’à ne montrer qu’à deux reprises seulement la personne avec qui il a passé son dernier été dans la réserve, Amy Huguenard, pour renforcer cette image de l’homme solitaire au coeur de la nature.
Je me souviens de cette certitude chez lui. Pas une arrogance. Plutôt une foi. Une manière de croire que le monde sauvage pouvait reconnaître en lui autre chose qu’un homme. Je ne savais pas quoi en penser. Je savais seulement que, pour nous, il y avait toujours un fil. Fragile, mais en place. Lui vivait sans ce fil.
Je me demande ce qui les a conduits là. Ce n’est pas seulement l’ours. Peut-être une ligne à franchir, sans retour. Eux sont entrés dans le labyrinthe des ours, là , où disparait le langage commun. Seulement des présences, des forces qui ne négocient pas.
Cette baie reculée d’Alaska, dans le Katmai, Kaflia Bay, reste un lieu sans passage, sans retrait possible, où les ours ne partagent rien et où la saison resserre tout. Là, au bord de l’hiver, quand la faim rend les corps plus urgents, plus tranchants. La mort du héros est enregistrée mais sans images, le bouchon de la caméra n'étant pas ôté. Seul Werner Herzog écoute cette bande qu’il demande à une amie de Treadwell de détruire immédiatement. La mort devient tabou.
Werner Herzog a regardé leurs images. Il les a assemblées, écoutées, contenues dans un film. Il a tenté de comprendre ce qui, chez lui, relevait de l’amour, et ce qui déjà glissait vers autre chose. Une forme d’oubli peut-être. Ou de désir d’effacement.
Où se situe la limite ... dans cette approche avec l'animal sans cesser d’être soi ? Ils avaient installé leur campement là, au cœur même du territoire des ours, sans protection, comme il le faisait depuis des années, mais cette fois dans une zone plus exposée, où les animaux étaient plus imprévisibles. C'était un jour du d'octobre 2003...
Né en 1957 sous le nom de Tim Dexter, Timothy Treadwell a grandi dans le New Jersey. Après le lycée, il déménage en Californie où il jongle entre des emplois de barman et de serveur. C’est là que débute son addiction à l’alcool et à la drogue, jusqu’à une overdose de cocaïne et d'héroïne en 1980 qui l’amènera, à la sortie de l’hôpital, à se réinventer. Direction le parc de national de Katmai en Alaska, où il s’essaie avec difficulté au camping, arrivant à peine à planter sa tente. Ses premières tentatives d’approche avec les ours tournent court : sans eau, et après avoir vu son campement attaqué, il est secouru par une équipe du National Geographic. Mais au fur et à mesure, l’homme est plus téméraire, au point d’agacer le personnel du parc par son manque de précautions (pas de protection en cas d’attaque).
Timothy Treadwell aime s’inventer des vies, tantôt Australien, tantôt jeune Anglais ayant grandi dans un orphelinat. Avec ses cheveux blonds peroxydés et son look de surfeur, il est à la fois une figure attachante et risible, comme le montre très bien le documentaire de Werner Herzog.
Persuadé d’avoir une connexion particulière avec les grizzlis, il n’hésite pas à les toucher, à leur donner des surnoms (Cupcake, Mr Chocolate) ou à leur faire des grandes déclarations d’amour. Un lien qui était réel, soulignait le journaliste Ned Zeman dans un article pour Vanity Fair, se souvenant d’une scène où certaines mères ours déposaient leurs petits à ses pieds. Impliqué dans la défense des animaux, Timothy Treadwell fonde l’association Grizzly People, qui compte au rang de ses fans des célébrités comme Leonardo DiCaprio ou Pierce Brosnan. Il collabore avec la télévision, entre documentaires et apparitions dans des talk-shows, animé par un désir d’être reconnu. Une passion renforcée par sa rencontre avec Amie Huguenard, assistante médicale, qui l’a rejoint dans ses aventures après avoir lu son livre Among Grizzlies
Dans Grizzly Man, le plus grand apport fictionnel se trouve dans l’être concerné par le film : Treadwell, car celui-ci est un cinéaste, et c’est ainsi que l'on voit refaire des prises, reprendre ses monologues ou simplement faire plusieurs plans de lui descendant une pente, toujours habillé différemment. Il mettait en scène sa vie dans la nature sauvage, allant même jusqu’à ne montrer qu’à deux reprises seulement la personne avec qui il a passé son dernier été dans la réserve, Amy Huguenard, pour renforcer cette image de l’homme solitaire contre ou au coeur de la nature.
C’est si beau la nature. Il n’y a que ça de vrai, pas vrai ?
Nous avons partagé, quelque peu échangé, amoureux du monde sauvage, en recherche de la découverte de nos "frères" que nous voulions égaux... Surpris de l'entendre lui, qui se vante de son campement sans aucune protection... J'ai découvert le livre avant de le comprendre dans cet univers que peu de personnes partagent!
Le pilote qui devait rejoindre Amy et Tim s'est sauvé devant les dents du grizzly... eux ont été retrouvés, déchiquetés. La caméra de Tim a enregistré la bande son... fin d'une ballade dans la Nature, si belle, si cruelle. Tim , frère des ours?
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rw 06/23 - 04/25
19 mars 2026
BOOMERANGS
BOOMERANGS, objets de jeu, vecteurs de conséquence.
TEMPÊTE
,,, Tempête ,,, ,,, rupture, désaccord du monde, dissolution de l’être ,,,Quelque chose en moi se souvient de ce qui cède…
15 mars 2026
WAR
On croyait les princes d’autrefois disparus, parchemin moisi, mais non, ils sont là, mieux habillés, mieux filmés, mieux armés, parlent sécurité, menaces, influences, réarmements assumés. Toujours le même tour, inventer un danger, pour justifier la mort, pour faire tomber des vies sur le pavé. On nous promet honneur, sens, fraternité séduisante.
Mais personne ne montre la vérité des guerres : Corps brisés, gueules arrachées, survivants amers. “La patrie a besoin de vous”, nous dit-on chaque jour, et le pouvoir ne veut qu'obéissance.
On bénit encore les drapeaux, pour l’absurde total. On envoie des garçons brûler leurs illusions fatales. Dieu est remercié quand dix mille tombent dans la poussière, tout est calculé, rien n’est sincère. Qui connaît la guerre ? Qui connaît sa détresse ? Ce sont les puissants qui exigent que d’autres meurent pour leur caprice, leur avidité.
Comprendre que le monde s’entête et se fourvoie. Dans la confusion et l’absurde, il faut oser crier sa vérité, exposer l’injustice, révéler la manipulation, refuser de tomber dans le piège des illusions.
En deux mille vingt-six, aimer son pays pourrait signifier, refuser de nourrir la mort, choisir le vivant, non par naïveté, par lucidité. Dans cet univers fourbe et silencieux, La seule réponse digne est celle que l’homme invente, protéger la vie.
02/25





