Fissures
Les corps ploient, tremblent, vibrent comme des flammes. Ils tanguent, craquent, grincent, éclatent sous le souffle du monde. Rien n’est droit, rien n’est sage, et tout vacille.
Ce qui brûle en eux n’est pas la paix. C’est un chaos profond, vorace, qui ronge de l’intérieur, fait saigner la peau, vibrer la chair, exalter l’âme. Un feu sourd qui déchire, consume, révèle. La folie de l’être se montre, fugitive, éclatante.
On nous apprend à aimer les corps polissés, les visages lisses, les silences bien coiffés. Mais entrer, toucher la faille, là où ça mord, là où les limites se confondent… chaque contact devient étreinte de feu, chaque regard, une morsure. Le sang s’emballe, la respiration se heurte. Chaque baiser brûle, chaque effleurement fracture. Des fissures s’ouvrent, la raison vacille, et le désir explose.
Oser. Laisser la peau parler, laisser le corps hurler, laisser le feu se tordre, plier, s’enivrer. Dans ce tumulte sauvage, cette tension qui fait battre la vie, naît une beauté brute, indomptable. Une beauté qui mord avant de caresser, qui brûle avant d’aimer, qui déchire pour révéler. Une beauté qui transforme chaque instant en abîme, chaque mouvement en danse suspendue.
Viens. Sois. Laisse-toi traverser. Consume-toi dans l’élan. Entends les corps parler sans mots, laisse le feu passer, et, pour un instant, sois entier, consumé, vivant. Sans promesse, sans retour, simplement là.
un texte qui vit, brûle, bouscule, et pour captiver par son intensité viscérale, poésie presque charnelle, qui transforme le désir et la douleur en lumineux et sauvage.
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