07 juin 2026

DICK PARRY

 L’Alchimiste des Silences



Son saxophone y pleure et console à la fois.

Ce matin, le vent a emporté le dernier souffle de celui qui, pendant des décennies, a enseigné aux notes à danser entre le ciel et la peau.
Il joue comme on respire : sans effort, mais avec une profondeur qui m'aura traversé. Ses solos n’étaient pas des phrases, mais des soupirs de l’univers, des fragments de cette mélancolie douce qui me rappelle des instants d'éternité, un écho de vie,
Chaque note qu’il me souffle, un baiser sur la nuque de l’éternité. Son saxophone, érotisme du son, cette façon qu’avait le vibrato de me frôler l’oreille comme une main timide, une chaleur qui fais de "Us and Them" bien plus qu’une chanson : une étreinte sonore que nous écoutions, regards brillants., dans l’audace de se taire pour mieux dire.

La musique de Dick Parry est une métaphysique en mi bémol : elle nous prouvait que l’éphémère peut être éternel, et que l’éternel peut être sensuel. Alors pourquoi le mi bémol??? je le vis comme une émotion à la fois sensuelle et philosophique : il émeut sans forcer, il enveloppe sans étouffer, croisement entre la joie et la tristesse, , survient une larme et le sourire.

 Nous et eux
Et au fond, nous ne sommes que des hommes ordinaires, Toi et moi
Dieu seul sait que ce n’est pas ce que nous aurions choisi

« En avant ! » hurla-t-il depuis l’arrière et les premiers tombèrent
Tandis que le général siégeait et l’eunuque se tenait debout et les canons tonnèrent au-dessus du champ

Et qui sait qui est qui, qui est qui ? Haut et bas
Et au final, tout n’est que tourbillon sans fin « N’as-tu pas entendu ? C’est une guerre de mots. »

Avec ou sans, et qui niera que c’est là tout l’enjeu du combat ? De côté, c’est une journée chargée
J’ai tenté de donner à chacun son heure de gloire

À terre, hors jeu, on ne peut rien y faire, mais c’est partout la même chose, avec, ou sans et qui niera que c’est là tout l’enjeu du combat ?

Et les canons tonnèrent au-dessus du champ, Et qui sait qui est qui, qui est qui ? Haut et bas, Et au final, tout n’est que tourbillon sans fin

Nous et eux, Et au fond, nous ne sommes que des hommes ordinaires

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