de passage,
Debout sur ce pont, quelque chose m'appelle.
le vent se lève, s'attarde un instant , entre partir et rester. Je regarde l'eau et j'y vois moins mon reflet que mon passage.
La vie nous persuade souvent que tout doit durer pour avoir de la valeur. Pourtant, ce qui me touche le plus est souvent fugitif : une lumière sur une pierre, un parfum dans l'air, le vent tourne la page. Je ne retiens rien.
De passage.
Debout sur ce pont, je me penche vers l'eau. Quelque chose m'appelle. Le gave ne connaît ni les noms, ni les promesses, ni les regrets. Il avance. Il ne lutte pas contre le temps.
Le vent se lève. Il effleure la nuque, s'attarde un instant entre partir et rester. Je regarde l'eau et j'y vois moins mon reflet que mon passage. La vie nous persuade souvent que tout doit durer pour avoir de la valeur. Pourtant, ce qui me touche le plus est souvent fugitif : une lumière sur une pierre, un parfum dans l'air, une présence à peine entrevue.
Le vent tourne la page. Rien ne nous appartient vraiment. Ni les lieux que nous traversons, ni les êtres que nous aimons, ni même les instants que nous croyons retenir.
Nous sommes faits de rencontres avec ce qui passe.
Je ne retiens rien.
Et c'est peut-être ainsi que tout demeure.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire