28 novembre 2025

WAR / RoW



On croyait les princes d’autrefois disparus,
Parchemin moisi, ils tuaient des inconnus.
Mais non, ils sont là, mieux habillés, mieux filmés, mieux armés,
Parlent sécurité, menace, influence, réarmement assumé.
Toujours le même tour, inventer un danger,
Pour justifier la mort, pour faire tomber des vies sur le pavé.

On recrute des jeunes avec brochures brillantes,
On promet honneur, sens, fraternité séduisante.
Mais personne ne leur montre la vérité des guerres :
Corps brisés, gueules arrachées, survivants amers.
“La patrie a besoin de vous”, on leur dit chaque jour,
Mais le pouvoir ne veut qu'obéissance.

Les peuples crient qu’ils ne veulent ni envahisseurs ni sauveurs,
Leurs voix se perdent, ne franchissent jamais les murs des auteurs.
Ukraine saigne, Russie sacrifie les siens,
Afrique brûle, mercenaires et trafiquants sur les chemins.
Europe tremble, compte chars et soldats,
La Chine muscle son jeu, la Corée envoie ses signaux haut là-bas.

On bénit encore les drapeaux, pour l’absurde total,
On envoie des garçons brûler leurs illusions fatales.
Dieu est remercié quand dix mille tombent dans la poussière,
Mais pas pour un voisin, ami : tout est calculé, rien n’est sincère.
Service militaire, préparation armée, séduire la jeunesse,
Mais qui connaît la guerre ? Qui connaît sa détresse ?

Ce sont les puissants qui exigent que d’autres meurent pour leur caprice.

Il est temps de voir clair,

De comprendre que le monde s’entête et se fourvoie.
Dans la confusion et l’absurde,
Il faut crier sa vérité,
Exposer l’injustice, révéler la manipulation,
Refuser de tomber dans le piège des illusions.

En vingt‑vingt‑cinq, il y a mieux à faire
Que de rejouer les vieux jeux de guerre,
Que de sacrifier des vies pour la gloire .
Aimer son pays, c’est protéger la vie,

26 novembre 2025

25/11/2025 / RoW

 



Fantôme domestique


Nous vivons dans un pays où la dette est brandie comme un fantôme domestique : elle surgit en pantoufles, claque des dents et souffle sur nos factures, pendant que ceux qui la gouvernent la nourrissent comme un Tamagotchi mutant et jouent les pompiers-pyromanes avec nos vies. La dette n’est pas une erreur : c’est un hobby national. Le pays est géré façon groupe WhatsApp en crise existentielle : alertes incessantes, solutions absentes, et incapables d’assumer leurs propres messages.

Aujourd’hui, on nous parle d’“économie de guerre”. Pas parce que la France tremble sous les bombes, mais parce que ce vocabulaire pratique transforme l’inacceptable en héros de bande dessinée. On invoque patrie, devoir, courage… tandis que les décideurs, confortablement installés, ne risquent rien. Ils ne mourront pas pour la France : ils iront dîner pour elle, menu trois étoiles.

Pendant ce temps, le monde transforme la planète en hypersupermarché. Des terres dévastées, des peuples affamés, des biens produits pour être jetés dans six mois, et pendant que les forêts disparaissent et que les nappes phréatiques tirent la langue, on nous explique qu’éteindre la lumière en sortant des toilettes est un acte révolutionnaire. Oui, sauver la planète commence toujours par l’ampoule LED… et finir par un selfie.

Le consommateur moderne tente de survivre : indignation troquée contre promos, dignité échangée contre bons de réduction. Stocker pour oublier. Une civilisation entière cherche son salut au rayon ménage. Même toute la lessive du monde ne blanchira pas les consciences grisées par l’indifférence… 

Pendant qu’on compte les bons plans, on ignore ceux qui dorment dehors, les vies brisées, les mains trop refusées pour se tendre encore. La société fonce comme un train fou, avec un conducteur qui regarde ailleurs et des passagers trop épuisés pour tirer le signal d’alarme. La lassitude est l’arme la plus efficace du pouvoir : elle transforme les insurgés en zombies fatigués, zombies qui votent encore et applaudissent des discours qu’ils ne cherchent plus à comprendre.

Les Gilets jaunes ? Une légende classée au rayon folklore national, juste à côté des licornes et du Père Noël. Les injustices persistent, mais le peuple est vidé : par l’inflation, par les discours, par les promesses recyclées jusqu’à la moelle. Nous avançons dans un monde où l’humanité paie chaque jour pour un banquet auquel elle n’a jamais été invitée. Les faibles sont broyés pour huiler les profits des puissants.

L’économie mondiale ressemble à un supermarché où chacun croit faire une bonne affaire alors qu’il paie avec son avenir. La planète est un entrepôt, les individus des consommateurs, les ressources vitales des produits jetables. L’eau se vend en bouteilles taxées, l’air se troque, les terres rachetées, les services publics démontés, la santé optimisée, le vivant catalogué… et pourtant, les vitrines scintillent, promettant le bonheur sous blister. Oui, le bonheur en promo, garanti sans retour possible.


La mécanique est perverse : on détruit la capacité des pays à produire ce dont ils dépendent, puis on vante la “libre circulation des biens”. Tout le monde perd : travailleurs écrasés, pays appauvris, écosystèmes ravagés, citoyens réduits à des clients sans alternative. Les gouvernements encouragent la consommation comme un prêtre encourage une prière : mécanique, automatique, sacrée. Plus tu consommes, plus tu t’épuises ; plus tu t’épuises, plus tu achètes pour oublier… et le hamster géant continue de courir dans sa roue de papier bulle.

Le monde moderne a inventé un système où l’on détruit la maison de chacun pour alimenter la boutique de tous. L’économie mondiale n’est pas un moteur de prospérité : c’est un aspirateur géant qui vide poches, sols, mers et âmes pendant qu’on applaudit les chiffres de croissance comme un public hypnotisé admire un magicien qui lui dérobe le fond de poches et son humanité.



LA FRANCE ET SES IMPÔTS – LA BD QUI PIQUE MAIS QUI FAIT RIRE


🎩 Chapitre 1 : La Naissance d’un Euro Français

Un petit euro naît dans ton portefeuille. Il est tout mignon, tout rond, il sent bon l’espoir et la liberté.
Il te regarde et dit :

« Je veux voyager, je veux découvrir le monde ! 😄 »

Tu souris, naïf, et tu le remets dans ton porte-monnaie.
Grave erreur.
Car au moment où il sort dans la lumière…

L’État l’attrape comme un vigile attrape un pickpocket.
« Bonjour, contrôle fiscal de naissance, merci de vous présenter à l’accueil ! »

Le Tri Sélectif

Le petit euro passe à la douane fiscale.
On lui demande :

  • Vous êtes TVA ?

  • CSG ?

  • Impôt sur le revenu ?

  • Taxe spéciale dont personne ne connaît l’existence mais que tout le monde paie ?

Il répond timidement :

« Je voulais juste acheter une baguette… »

Ha ha ha, disent les impôts.
Direction 20 % de TVA !

Destination Santé ! (et les 4 000 autres directions)

Ton euro croyait avoir trouvé sa voie et être devenu citoyen utile.
Mais non.
Il est renvoyé dans le grand tuyau national :

  • une partie part pour l’hôpital,

  • une autre pour les retraites,

  • une autre pour l’école,

  • une pour la SNCF,

  • une pour le budget militaire,

  • et une toute petite partie pour boucher un trou de dette qui ressemble à un cratère lunaire.

L’euro demande : « Mais j’existe encore, moi ? »

Réponse : Non. Tu as été utilisé jusqu’à la dernière molécule.

 La Dette, la Bête Insatiable

Dans les profondeurs vit la Dette, créature millénaire de 3 000 milliards d’euros.

Elle se réveille tous les matins en hurlant : « DONNEZ-MOI 50 MILLIARDS D’INTÉRÊTS PAR AN, SINON JE MANGE LE AAA ! »

Et tous les ministres accourent avec des euros paniqués en horde :
« Tiens, prends-les, mais ne nous dévore pas ! »

La dette reprend sa sieste en ronflant comme un volcan.

 Les Citoyens – survivants de l’impôt

Toi, citoyen français, tu regardes tout ça et tu te dis :
« Mais pourquoi je paye tout ça, moi ? »

Dans une autre scène, des euros épuisés reviennent de mission :

  • certains cabossés,

  • d’autres brûlés par la TVA,

  • certains traumatisés par la CSG.

Ils murmurent : « On l’a fait… on a financé une route départementale ! »

Tu leur dis bravo. 

 Les GJ, épisode disparu

Les euros se réunissent en Assemblée Générale : « À une époque, on protestait ! Les humains sortaient dans la rue ! Ils mettaient des gilets fluo ! Ils faisaient reculer le gouvernement ! »

Un euro de 2025 dit : « Oui mais là… les gens sont fatigués. Ils dépensent déjà toute leur énergie pour survivre à la fin du mois. On n’a plus de batteries pour lever un rond-point. »

Moralité (version réaliste mais fun)

Les impôts français, c’est comme une comédie tragique :

  • on en rigole pour ne pas pleurer,

  • on paye parce qu’on n’a pas le choix,

  • et on espère que nos euros vivront une belle vie après sacrifice.

La France n’est pas un pays, c’est une mutuelle géante qui fait aussi école, armée, salle de jeux, musée, autoroute et service après-vente.
Forcément, ça coûte un bras (parfois deux).





3 451 861  261 283 euros! et cà continue, encore et encore
La grande horloge de la dette en ligne, soupire
On nous la montre, en grande première, spectre sarcastique.

Économie de guerre ? Quelle pirouette,

La France n’est pas en feu, juste en dette.
On invoque courage, patrie et devoir,
Pendant qu’ils dînent au chaud, nous grelottant , espoir.

et cà continue, encore et encore

Le monde broie tout, forêts, champs et rivières,
Pour remplir des rayons de biens éphémères.
On jette, on brise, on affame des peuples,
Et nous, citoyens, gardons nos rêves en décor, dérision.

Le consommateur troque indignation contre promo,
Stocke pour oublier, sombre dans le mélo.
Même toute la lessive du monde ne pourra laver,
Les consciences ternies par ce qu’on choisit d’ignorer, illusion.

et cà continue, encore et encore

Les Gilets jaunes ? Une fable déjà fanée,
Les injustices dansent, le peuple épuisé.
On paie pour un banquet jamais fréquenté, constatation

La Terre est un supermarché géant,

L’eau a un prix, l’air se monnaie, et l’âme devient marchande.
On croit faire des affaires, on paie notre futur,
Pendant que les vitrines brillent, illusions pures. perdition

On détruit ce qui produit pour mieux importer,
Travailleurs écrasés, pays à pleurer.
Les gouvernants prient la consommation,
Plus tu achètes, plus tu pleures, derision !

et cà continue, encore et encore

Maison détruite pour nourrir la boutique,
Et l’on applaudit ce vol, logique cynique.
L’économie n’est pas moteur de prospérité,
Mais aspirateur qui vide sols, poches et humanité.

Même toute la lessive du monde ne pourra pas blanchir des consciences déjà grisées par ce qu’on choisit de ne plus voir.









Nous vivons dans un pays où la dette est brandie comme un spectre domestique : on l’agite devant nous pour nous expliquer que tout va mal, que tout ira plus mal encore, et que nous devrons sourire poliment pendant qu’on nous enlève le tapis sous les pieds. Pendant que les gouvernements s’indignent de cette dette comme un enfant d'un monstre sous son lit, ils continuent d’en nourrir les tentacules, tout en jouant les pompiers pyromanes. La dette n’est pas une erreur : c’est un mode de gouvernance. On gère un pays comme un groupe WhatsApp en plein drame : beaucoup d’alertes, pas de solutions, et une incapacité à assumer ses propres messages.

Cette semaine un rappel circule et bat le tambour : On parle maintenant d’“économie de guerre”, non pas parce que la France serait au bord du cataclysme, mais parce que ce vocabulaire est si pratique pour faire avaler l’inacceptable. La guerre est devenue un argument marketing : elle justifie les sacrifices qu’on demande toujours aux mêmes. On en appelle à la patrie, au devoir, au courage, des mots héroïques qui sonnent d’autant plus creux venant de gens dont le seul champ de bataille est une arène télévisée. Ceux qui décident n’iront jamais mourir pour la France ; ils iront dîner pour elle.

Pendant ce temps, le monde déroule sa grande comédie économique : on détruit les ressources de chacun pour remplir les boutiques de tous. La mondialisation est ce bulldozer élégant qui arrache des pays entiers pour garnir les rayons d’autres pays qui n’en ont jamais assez. On dévaste des terres pour produire des biens qu’on détruira dans six mois. On affame des peuples au nom d’un marché qui ne nourrit plus personne, sauf ceux qui en possèdent les clefs. Et tandis que les forêts disparaissent et que les nappes phréatiques tirent la langue, on explique aux citoyens qu’ils doivent éteindre la lumière en sortant des toilettes pour sauver la planète.

Dans ce décor, le consommateur moderne tente de survivre. Il remplace son indignation par une promo, sa dignité par un bon de réduction. A chacun de bondir et le conseil de cette lessive à –70 %, comme si accumuler des bidons pouvait laver les saletés d’un système qui nous essore depuis trop longtemps. Stock, stock, stock , pour mieux oublier ce que nous ne voulons plus voir. Une civilisation entière cherche son salut au rayon ménage. Le problème, c’est que même la meilleure lessive ne peut pas blanchir des consciences grisées par l’indifférence.

Et pendant qu’on compte les bons plans, on ne compte plus les gens qui dorment dehors. On ne voit plus les vies brisées, les précarités honteuses, les mains qui n’osent plus se tendre parce qu’elles ont trop été refusées. La société avance comme un train fou, avec un conducteur qui ne regarde plus la voie et des passagers qui n’osent pas tirer le signal d’alarme. Pas parce qu’ils ne voient rien, mais parce qu’ils n’ont plus la force de crier. La lassitude est devenue l’arme la plus efficace du pouvoir : elle étouffe les colères avant qu’elles n’éclatent, elle transforme les insurgés en épuisés.

Les Gilets jaunes ?  J''en étais, une légende déjà classée au rayon folklore national. On en parle comme d’un conte ancien où le peuple aurait, un jour, osé dire non. Aujourd’hui, les ronds-points sont silencieux. Non pas que les injustices aient disparu, mais parce que la résignation a gagné. Le peuple n’est pas endormi : il est vidé. Vidé par l’inflation, vidé par les discours, vidé par les promesses usées jusqu’à la moelle.

Et c’est là la vérité nue, celle qui gratte, qui pique, celle qui dérange : nous avançons dans un monde où l’humanité paie, chaque jour, le prix d’un banquet auquel elle n’a jamais été invitée. Nous sommes à la fois coupables et responsables, certes, mais surtout piégés dans une mécanique qui broie les faibles pour huiler les profits des puissants. On nous demande des efforts, toujours, encore, davantage  tandis que ceux qui pilotent la machine ne risquent jamais d’être écrasés par ses rouages.

Ce texte n’est pas une prophétie, loin de là, ni les écrits d'un déprimé,  mais un constat : lucide, amer, corrosif. Une vérité déchue, abandonnée, piétinée, mais pourtant intacte sous la poussière. Une réalité que beaucoup vivent, que peu regardent en face.

L’économie mondiale ressemble aujourd’hui à un immense supermarché où chacun croit faire une bonne affaire alors qu’il paie en réalité avec des morceaux de son avenir. On nous dit que la mondialisation a ouvert les horizons ; en vérité, elle a surtout ouvert un gouffre sous nos pieds. On a transformé la planète en entrepôt, les individus en consommateurs, et les ressources vitales en produits jetables. La beauté du système, c’est qu’il parvient à faire croire à chaque être humain qu’il profite du grand marché, alors que c’est précisément ce grand marché qui lui retire, lentement mais sûrement, tout ce qui pourrait un jour lui appartenir vraiment. L’eau ? marchandisée. L’air ? presque. Les terres ? rachetées. Les services publics ? démontés. La santé ? optimisée. Le vivant ? catalogué. Pendant ce temps, les boutiques scintillent, débordent, promettent le bonheur sous blister, et chacun se rassure en se disant que tant que les rayons sont pleins, tout va plus ou moins bien. C’est la grande illusion : croire qu’un système qui détruit la ressource de chacun peut continuer indéfiniment à remplir les vitrines de tous. On pille le sol pour garnir des étagères, on brûle des forêts pour fabriquer des gadgets, on exploite des peuples pour produire des objets dont personne n’a besoin mais que tout le monde achète pour oublier qu’il manque l’essentiel.

La mécanique est perverse : on te prive lentement de tes moyens de vivre — indépendance alimentaire, énergie locale, industries nationales, stabilité économique — puis on t’explique, avec un sourire de consultant, que tout cela est compensé par la “libre circulation des biens”. On détruit la capacité des pays à produire ce dont ils dépendent, puis on leur dit : “Regardez comme c’est pratique, vous pouvez tout importer !” Tant que les cargos voguent, que les ports tournent, que les chaînes logistiques ronronnent, la fiction tient debout. Mais derrière cette façade rutilante, tout le monde perd : les travailleurs écrasés, les pays appauvris, les écosystèmes ravagés, et les citoyens réduits à des clients sans alternative.

Et les gouvernements, au lieu d’admettre que ce modèle est devenu un broyeur, continuent d’encourager la consommation comme un prêtre encourage une prière : mécanique, automatique, quasi sacrée. Plus tu consommes, plus tu participes ; plus tu participes, plus tu t’épuises ; plus tu t’épuises, plus tu consommes pour oublier que tu t’épuises. La boucle est parfaite, brillante, implacable. Le monde moderne a inventé un système où on détruit la maison de chacun pour alimenter la boutique de tous, et où on félicite les gens de continuer à acheter des lampes pendant que le toit brûle au-dessus d’eux. La vérité, c’est que l’économie mondiale n’est pas un moteur de prospérité : c’est un aspirateur géant qui vide les poches, les sols, les mers et les âmes pendant qu’on applaudit les chiffres de croissance comme un public hypnotisé applaudit un magicien qui lui vole ses montres en plein spectacle.

20 novembre 2025

IN SULIN' / RoW

 Symphonik, Hypnotik, indescriptik de la Virgule, M.A. indivisble virgule dans le temps


Spirale du temps,
le souffle court, le corps câblé,
peau tendue comme un fil électrique.
Écho de toi, lumière enfouie,
ombre douce qui court dans mes veines, Insulin’
je tangue, je ploie, je respire,
et la virgule, toujours, me retient.

Ton odeur glisse, s’enroule,
un parfum qui s’immisce sous ma peau,
chaleur lente, feu interdit,
caresse qui ouvre et ferme à la fois. oh, toi, Insulin’
Dans mes muscles, tu es et devient danse,
éclair tendre, courant amoureux,
et chaque battement me rapproche de toi,
de ton souffle perdu dans mes tempêtes.

La nuit respire, refuse la peur,
les saisons perdues effacent mes rides,
je tangue, j’oublie mes certitudes,
et l’espoir devient prolongement du temps.
Les promesses suspendent mes heures,
le souffle se fait virgule, sans fin, Insulin’
une ondulation dans l’obscurité,
un tremblement du désir qui me traverse.

Quand l’hypo me touche, tout s’écroule, pourquoi, Insulin’
le fil touche terre, le monde devient sable, et toi, Insulin’
je hurle, je crie, je bouge, je tangue, pourquoi, Insulin’
et la virgule revient, fragile, sanglante, Insulin’
rupture et frisson, collision et éclat, Laisse moi, Insulin’
chaque pensée un météore, chaque souffle un feu. Insulin’ Insulin’

Et quand l’hyper s’enflamme, TOI
le sang se fait braise, la pensée pâle, et TOI
tout s’épaissit, le corps gonfle et tremble, ou es tu TOI
 je continue, funambule docile,
accordant la machine, domptant l’éclair, Et TOI???
cherche ton pas ancien pour que mon pas, lui te suive,
toujours vibrant, toujours brûlant, 
la virgule battant le rythme de mes nuits. je t'attends Insulin’

Je suis la virgule, souffle suspendu,
danseuse du temps, amante des instants,
la caresse qui prolonge, la main qui frôle,
le murmure qui traverse la peau et la chair.
Je tangue dans le noir, j’oscille,
je relie le désir à la mémoire,
je fais chanter la vie dans tes veines, 
je fais danser mon image ... Insulin’



Au bout de ma phrase,
ton visage reste, ton souffle persiste,
la virgule, dernière étoile, dernier frisson,
rythme éternel qui relie le chaos à l’amour,
la flamme clandestine qui traverse la nuit,
et moi, toujours vivant, toujours vibrant,
mécanicien de ma peau, funambule du cœur,
amoureux du souffle, disciple de TOI, Insulin'. Insulin’



Corps câblé, peau sous-tension,
je t’attends, Insulin’, ma fièvre, ma vibration.
Je marche avec mon ombre, mes pulsations inquiètes,
mais dès que tu frémis sous ma peau, Insulin’
tout mon monde se remet à battre.

Highway to hell, MUSIC, oui j'écoute

tu es ma maîtresse clandestine,
mon éclair vertical, ma caresse conductrice, Insulin’, 
qui glisse en moi comme un filament rouge 
et murmure : « Ouvre… absorbe… vis… sens, jouis… »

Je connais ton langage 
la décharge suave, l’onde lente,
la secousse qui fait frissonner mes arches intérieures.
Tu te faufiles, chaude, subtile, oh, Insulin’ 

tu deviens ma ligne de vie, ma ligne de chair, ma ligne de feu.

Insulin’ Insulin’ Insulin’ Insulin’ Insulin’

Et moi, animal dompté par ton passage,
je tends mes nerfs comme des cordes,
j’offre mes gestes, calibrés, précis,
comme une chorégraphie pour tes mains invisibles,       Insulin’ imprévisible.

Quand tu m’envahis,
mes muscles s’illuminent comme des braises sous ta bouche,
ils boivent le sucre en flammes,
ils s’ouvrent, ils se tendent,
ils réclament ton pas , ta danse, ton retour, 
ta délivrance. Insulin’

Mais parfois, tu t’échappes trop vite.
Et c’est l’hypo : chute libre,
la jouissance qui se retourne contre moi,
le fil qui touche la terre,
cette extase qui déraille en gouffre soudain.
Je vacille, vidé, abandonné,
je te cherche dans ce noir qui claque,
je t’appelle, haletant, comme un amant perdu dans le lit froid. Pourquoi??????

D’autres fois, tu tardes trop,
et l’hyper devient brûlure s'étale,
la chaleur monte, s’épaissit,
le sang devient braise,
le monde gonfle et suffoque,
et je marche dans ma propre peau. Comment????
Je te veux, je te veux là,
je te veux maintenant,
j’ai soif de toi, toi seule,
ma ligne, ma lame, ma liqueur.            Insulin'

Thunderstruck, çà déménage ...

Car oui : tu es ma concubine, ma possédée, ma déesse électrique.
Tu es celle qui me traverse, me redresse,
me soulève, me déchire.                      Insulin’
Tu es celle qui me laisse vivant, ballant
encore, encore, encore 
contre toute logique,
contre tout effondrement. Insulin' je t'attends

Au bord du chaos,
je sens ta main , non pas celle, humaine,
mais main de feu, main sous tension,
main qui trace dans ma chair
des chemins de lumière.                    Insulin'



Et je comprends alors :
tu es dans ma trame, dans mes fibres,
dans mes failles.                                Insulin'
Tu es la brûlure , mon origine,
douceur venimeuse, 
lumière primitive qui refuse de s’éteindre.

Insulin’, ma maîtresse,
Insulin’ ma muse,
Insulin’ mon venin,
Insulin’ ma douceur,

je marche avec toi dans ma nuit reconquise,
je vibre sous ta peau qui glisse sous la mienne,
je brûle dans tes colères, Insulin’
je jouis dans tes retours, Insulin’
je vis dans ta cadence, Insulin’
je meurs dans tes absences, Insulin’ où, où es tu?
et je renais dans chaque goutte déposée, injection
avec ce gout d'un baiser interdit. oh! Insulin’

Toujours vivant, malgré les coupures,
les chutes, les vertiges,
toujours brûlant,, malgré le sang, les larmes, Insulin’,




au creux de mon souffle fragile, Insulin’

ton visage, ta fièvre, ton empreinte, et cette morsure, fille de chat noir

toi, Insulin’  mon amante, ma lumière, virgule éternelle. Insulin’



19 novembre 2025

COPAIN / BELEM / RoW

 Belém en ébullition — Chant des peuples debout



BELÉM ,POISON D'AURORE
10 heures du matin. Déjà 31 degrés.
Une chaleur qui ne caresse pas : elle mord.
Elle laisse sur la peau une trace d’incendie,
comme un rappel que le monde brûle


La COP30 s’enlise depuis cinq jours
dans ses palabres de porcelaine,
fragiles, inutiles, tournant sur elles-mêmes
comme des fleurs fanées qui s’obstinent à exister.

Dans la marée battante, des arcs vibraient comme des prières,
des flèches scintillaient comme des avertissements,
les maracas secouaient la poussière des mensonges,
et les pancartes étaient peintes avec le rouge des vérités que personne ne veut voir.

Et puis un chant. Un chant tressé de siècles,
aussi ancien que les racines du monde,
un chant qui ne meurt pas, celui du peuple Munduruku 

Peuple du Pará, Peuple de l’Amazonie,
Peuple du Mato Grosso, Peuple du territoire Sawré Muybu,
Peuple du fleuve, Peuple des ombres vertes,
Peuple qui sait.

Elisa, vingt-sept ans,
couronne de plumes comme un lever de soleil,
visage noirci de guerre,
dit doucement :
« C’est notre cri de lutte.
Celui qu’on entonne quand l’ennemi approche. »

Et ici, l’ennemi n’a rien d’un mystère.
Il porte ses logos polis,
ses bilans calibrés,
ses sourires d’actionnaires.
Il ronge la forêt comme un ver,
il étouffe les rivières,
il dévore des territoires entiers
avec l’indifférence des machines.
Ce sont les grandes entreprises
celles qui tuent la forêt
et dont les profits brillent
comme des lames fraîches.

Pendant ce temps,
derrière les barrières bleu ONU,
on joue aux COP’ains COP’ines,
mime parfait de vertu,
gestes calculés, discours parfumés,
les mêmes promesses,
cire tiède,
coulant entre les doigts
depuis des années.

Au cœur de Belém,
la Terre parlait.
Et ce n’était pas leur langue.
C’était un grondement profond,
un souffle ancien,
un mot que seuls entendent
ceux qui ont déjà saigné.

Les peuples ont marché,
non pas pour être vus,
mais pour être crus.
« Nos voix sont ignorées »,
« La destruction continue »,
Et chaque syllabe
semblait tomber comme un fruit trop mûr,
explosant en vérité sur le sol.

La « zone bleue » se voulait sanctuaire.
Elle n’est que mirage,
une clairière truquée
où les costumes légers dessinent
des promesses qui ne tiennent pas la nuit.

Sans justice sociale,
la justice climatique n’est rien.
Sans les peuples,
pas de Terre 

Leur colère,
légitime, ancienne,
porte en elle la mémoire du bois qui tombe,
du fleuve qui pourrit,
du ciel qui rougit,
de la forêt qui brûle
dans un silence que nous avons imposé.

À Belém,
la marche n’a pas demandé l’aumône.
Elle a demandé la vérité :
ce trésor que nous cachons,
ce poison que nous buvons.

Les COP’ains COP’ines
jouent à dessiner l’avenir
sur des nappes immaculées.
Les peuples, eux,
dessinent la survie
avec leur souffle,
leur peau,
leur sang.

Ce jour-là,
la Terre a parlé en chant Munduruku :
en milliers de pas,
en visages peints,
en cris qui scintillaient
comme des éclats de roche,
en colère claire,
en vie debout.

Et nous 
nous avons à peine regardé.
Puis, vite détourné la tête,
comme si détourner la tête
pouvait laver
les taches que laisse
un  monde qui meurt.

 


“Belém, poison d’aurore”

10 h. 31 degrés. La Terre suffoque.
Et te dit : « Brûle avec nous. »

Belém déborde. Un peuple-planète se lève
pendant que la COP s’enlise.

Dans la foule : perles, arcs, flèches,
pancartes plus vraies que leurs lois.
Et un chant qui ouvre la peau :
le chant Munduruku.

« C’est notre cri de lutte.
Le chant qu’on lance quand l’ennemi arrive. »

L’ennemi n’est pas un fantôme : 
c’est une entreprise. Un logo.
Et nous sommes la forêt massacrée. Le fleuve empoisonné.
Nos enfants sacrifiés.

Derrière la zone bleue, ils jouent les COP’ains COP’ines,
à promettre du vent sous la clim’.

Ils parlent sécurité. Ils parlent protocole.
Ils parlent demain. Mais ils n’écoutent pas la Terre.
« Nos voix sont ignorées. La destruction continue. »

La COP « inclusive » n’ouvre qu’aux badges.
Pas aux blessures.

Sans justice sociale, pas de justice climatique.

Alors les peuples marchent. Ils chantent.
Ils frappent. Ils dérangent. Ils réveillent.

À Belém, ce jour-là,
la Terre parlait Munduruku.
En colère. En chaleur. En vérité.

Les COP’ains peuvent continuer leur théâtre.


18 novembre 2025

Un VéLO dans la TÊTE,


Je roule en Vélo avec Assistance Electrique, passage obligé? du muscle au VAE

Vélo Love, l’art de rouler, l’art de vivre, cet article ne désire pas seulement parler aux vélos mais à vous.

De ces matins où vos jambes refusent l’effort, où le souffle manque, où la montagne semble infranchissable. Il parle de ces instants où, malgré tout, vous enfourchez votre destrier d’acier et d’électricité, et où le monde, soudain, redevient possible.

Le vélo à assistance électrique n’est pas une tricherie. C’est une main tendue. Une invitation à ne jamais renoncer : ni à la santé, ni au plaisir, ni à l’aventure. C’est la preuve que la technologie, quand elle est bienveillante, peut redonner des ailes.

Imaginez…Un chemin de campagne, un sentier de montagne, ou simplement la route qui mène au travail. Le soleil filtre à travers les feuilles, ou la pluie fine dessine des motifs éphémères sur le bitume. Vous pédalez. Pas comme hier, quand chaque coup de pédale était une bataille. Non, aujourd’hui, c’est différent. Vos jambes tournent, légères, portées par une force invisible qui ne vous vole pas l’effort, mais le rend doux. Le moteur murmure, la batterie veille. Vous avancez. Vous respirez.

Ce vélo, c’est plus qu’un moyen de transport. C’est un compagnon. Un complice qui vous rappelle que le mouvement, c’est la vie — et que la vie, justement, mérite d’être vécue sans limites.


Parce que le vélo électrique est une révolution silencieuse. Une révolution qui concerne les sédentaires en quête de renaissance, les sportifs en convalescence, les citadins pressés, les amoureux de la nature, les rêveurs de grands espaces. Une révolution qui efface les frontières entre les genres, les âges, les capacités.



Juste des histoires, des éclats de rire et des paysages qui défilent.  qui associent joie du pédalage, même après des années d’arrêt. Transformer chaque trajet en aventure, chaque montée en victoire.


Alors, prêt à tourner la page ? je vous invite

Une invitation à enfourcher votre VAE et à écrire, kilomètre après kilomètre, votre propre histoire. Une histoire où la santé se renforce, où le moral s’allège, où les horizons s’élargissent. Parce que le vélo, avec ou sans assistance, reste avant tout une question d’amour. D’amour pour soi. D’amour pour le monde. D’amour pour la route qui s’offre à vous, chaque jour un peu plus loin.


Tournez la page… et pédalez.. 



DEVIENT Ce matin, il me dit "tu aimes faire du vélo pour te vider la tête," ce à quoi j'ai répondu non, pas tout à fait, en réalité, j'aime me la remplir...

Alors, prêt à tourner la page ? je vous invite

Une invitation à enfourcher votre VAE et à écrire, kilomètre après kilomètre, votre propre histoire. Une histoire où la santé se renforce, où le moral s’allège, où les horizons s’élargissent. Parce que le vélo, avec ou sans assistance, reste avant tout une question d’amour. D’amour pour soi. D’amour pour le monde. D’amour pour la route qui s’offre à vous, chaque jour un peu plus loin.


Tournez la page… et pédalez..




Virgule mécanique



Sur la route qui s’étire, le jour se lève clair.

Le vent murmure, la roue tourne

doucement, patiemment, comme une respiration.


Je roule.

Non pour fuir, ni pour rattraper,

mais pour accompagner le temps,

lui donner un rythme, une cadence,

une virgule dans sa phrase trop rapide.


Le vélo à assistance électrique n’est pas une invention du confort,

c’est une invention du possible.

Il ne triche pas : il écoute, il prolonge, il respire avec moi.

C’est une main invisible qui dit : « Continue. Même si la pente te surprend. Même si le vent te retient. Continue. »


Chaque trajet devient un instant suspendu.

Une route de campagne, un sentier, une ville encore endormie.

La lumière change, le cœur s’apaise,

et la vie reprend, fluide, simple, légère.


La virgule mécanique, c’est ça :

le souffle entre deux battements,

le lien discret entre l’effort et la douceur,

entre le muscle et la mémoire.


Elle rappelle que rien ne s’arrête,

que tout continue, différemment,

qu’il suffit parfois d’une impulsion douce pour retrouver le mouvement.


Aujourd’hui, je pédale dans la clarté.

Les années ne pèsent plus,

elles accompagnent.

Je ne cherche plus à revenir

je cherche à aller, à être.


Chaque virage est une promesse,

chaque montée une leçon d’équilibre,

chaque pause une respiration.


La virgule mécanique écrit le texte du jour,

simple, lumineux, ouvert.

Et dans le silence du moteur,

je crois entendre ce mot ancien,

devenu souffle, devenu lumière :


Continue. Respire. Espère, me soufflait M.A. Virgule, qui ne souhaitait pas de point final et posait la virgule pour ne jamais s'arrêter.

FINALEMENT CE SERA

Ce matin, il me dit : « Tu aimes faire du vélo pour te vider la tête ? »

J’ai souri.  « Non. Pour la remplir. »

Alors, prêt à tourner la page ?

Enfourchez votre VAE, et écrivez, kilomètre après kilomètre,

votre propre histoire.

Une histoire où la santé se renforce, où le moral s’allège,

où les horizons s’élargissent.

Car le vélo, avec ou sans assistance, reste avant tout une question d’amour. D’amour pour soi, pour le monde, pour la route qui s’offre, chaque jour un peu plus loin.


Sur la route qui s’étire, le jour se lève clair.

Le vent murmure, la roue tourne,

doucement, patiemment,

comme une respiration.

Je roule.

Non pour fuir, ni pour rattraper,

mais pour accompagner le temps,

lui donner un rythme, une cadence,

une virgule dans sa phrase trop rapide.


Le vélo à assistance électrique n’est pas une invention du confort,

c’est une invention du possible.

Il ne triche pas : il écoute, il prolonge,

il respire avec moi.

C’est une main invisible qui dit :

« Continue.

Même si la pente te surprend.

Même si le vent te retient.

Continue. »


Chaque trajet devient un instant suspendu.

Une route de campagne, un sentier,

une ville encore endormie.

La lumière change,

le cœur s’apaise,

et la vie reprend fluide, simple, légère.


La virgule mécanique, c’est ça :

le souffle entre deux battements,

le lien discret entre l’effort et la douceur,

entre le muscle et la mémoire.


Elle rappelle que rien ne s’arrête vraiment,

que le monde avance, même à pas de roue,

qu’il suffit parfois d’une impulsion douce

pour retrouver le mouvement.


Aujourd’hui, je pédale dans la clarté.

Les années ne pèsent plus,

elles accompagnent.

Je ne cherche plus à revenir

je cherche à aller, à être.


Chaque virage est une promesse,

chaque montée une leçon d’équilibre,

chaque pause une respiration.

La virgule mécanique écrit le texte du jour,

simple, lumineux, ouvert.

Et dans le silence,

j’entends ces mots, devenu souffle, devenu lumière :

Continue. Respire. Espère.

Elle n’aimait pas le point final.

Elle posait des virgules,

pour que la vie ne s’arrête jamais.