Un texte pensé comme une scène vivante, où le corps, la terre et la mémoire dialoguent. Repris, arrangé, ajusté et mis en musique par Robert Lars Brouwer
A MÊME LA PEAU
Il est des seuils qu'on franchit sans le savoir, deux corps se frôlent au milieu du hasard, le monde les traverse, la lumière les enlace, chaque peau devient un territoire, chaque tremblement laisse une trace,,, Le souffle se mêle au vent, le temps devient liquide. un baiser suspend l'instant, et nos certitudes se vident,,,
A même la peau,,, A même le temps,,, Nos corps se parlent silencieusement,
A même la peau,,, Sans rien posséder,,, Juste une respiration à partager ,,,
La terre sous nos pieds respirent, les fleurs ouvrent doucement les yeux, les pierres gardent nos souvenirs, le vent porte nos aveux,,, Et peut-être est-ce cela, aimer, se laisser traverser sans retenir, être ensemble sans s'emprisonner, laisser quelque chose nous survivre,
A même la peau,,, A même le temps,,, L'amour n'appartient pas aux amants, il passe en nous comme passe le vent, il reste un souffle, un instant ,,, ,,, ,,,
Un seuil de plus à franchir, un souvenir qui refuse de mourir, sur ce visage déchiré par le temps, le cri efface ce qu'on était avant, une photo empruntée à la mémoire, un visage immense, une étrange histoire, un trou de souris dans le décor, une petite ouverture quand tout semble mort, mais, qui regarde qui?,,, Qui se souvient de qui? ,,, Est ce le monde qui nous traverse ou le regard qui le renverse ,,,
A même la peau,,, A même le sang,,, On porte nos histoires à travers le temps,
A même la peau,,, A même l'envie, on aime, on tombe, on se relève aussi ,,,
Que restent ils de ces amants d'hier, des souffles perdus dans la lumière, une pierre chaude, un parfum ancien, une main qui cherche encore une main, le temps nous déshabille, la mémoire part en vrille, mais derrière, chaque fissure, il reste une ouverture, alors,,, laisse le vent nous traverser,,, laisse la lumière nous déshabiller,,, ni possession,,, ni éternité,,, juste deux êtres qui osent s'aimer,,, ,,,
A même la peau,,, A même le temps,,, On n'est que de passage, on est pourtant vivants,,,
A même la peau,,,, Juste qu'au dernier frisson, l'amour laisse des traces que le temps n'efface pas toujours,,, Et dans ce trou, de souris, un autre monde nous sourit, un seuil de plus à franchir,,,
A MÊME LA PEAU,,,
accepter d’en être traversé assez longtemps pour que quelque chose demeure, non comme une image, non comme une possession, mais comme une respiration, offerte au temps, aux corps, aux amants, à ce qui fut et à ce qui vient, à même la peau.
il pense en nous comme passe le vent il reste un souffle un instant
l'amour n'appartient pas aux amants il reste un souffle, un instant sur ce visage qui regarde qui, qui se souvient de qui est ce le monde qui le taverse,
a même la peau à même le temps, a même l'envie, des souffles perdus dans
A même la peau,
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